
La
dyspraxie – défaut d’automatisation des gestes et/ou de coordination visuelle et motrice – touche 5 à
7 % des enfants. On pense que de discrètes anomalies survenues lors du développement du cerveau sont à l’origine de ce trouble, qui entraîne des difficultés pour l'écriture, la vitesse de lecture et les mathématiques.
Alors qu’ils sont d’intelligence normale et qu’ils devraient suivre une scolarité sans problème, les enfants atteints de dyspraxie ont des difficultés liées à la forme des supports scolaires (trop d’informations visuelles sur les pages) et à la quantité d’écriture manuscrite requise (problèmes de rapidité d’écriture et de lisibilité).
Afin de mettre en place des outils pédagogiques prenant en compte ces difficultés, il est essentiel de mieux connaître les bases physiopathologiques des troubles associés à la dyspraxie.
La première étape du projet de l'équipe de Ghislaine Dehaene est d’améliorer la définition des symptômes de chaque patient avec une évaluation précise de ses compétences numériques (notamment liées au calcul, aux comparaisons de quantités), de son écriture manuscrite et de ses performances visuelles, en particulier de ses capacités d’attention et d’orientation dans l’espace.
En parallèle, des anomalies cérébrales associées à ces déficits seront recherchées en utilisant l'imagerie par résonnance magnétique. La région pariétale et les connexions fronto-pariétales seront plus particulièrement analysées puisqu’elles ont déjà été impliquées dans des troubles similaires acquis chez l’adulte.
Les chercheurs espèrent que les résultats de ces études permettront d’identifier les défauts du fonctionnement cérébral associés à ces symptômes, de façon à pouvoir proposer des approches rééducatives appropriées.
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| | Ce projet de recherche a été sélectionné en 2010 par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale qui lui a attribué une subvention de 240 600 €.
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