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03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°104 Éliminer la dépendance à la cocaïne sans altérer l’intérêt pour des « récompenses » naturelles comme la nourriture : c’est possible chez le rat, si l’on en croit les travaux d’une équipe française publiés en avril dernier. On sait depuis dix ans que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson chez lesquelles on inactive une petite région du cerveau impliquée dans la motricité (le noyau sous-thalamique ou NST) prennent du poids. Sachant que le NST joue un rôle dans la motivation, Christelle Baunez et ses collègues ont donc étudié son implication dans la recherche de récompenses naturelles (nourriture) ou artificielles (cocaïne), via des tests comportementaux. Or, les rats dont le NST a été lésé chirurgicalement ont fait plus d’efforts pour obtenir de la nourriture que des rats normaux, mais moins quand la récompense était de la cocaïne. De même, on inactive le NST pour traiter la maladie de Parkinson, on pourrait donc imaginer de le faire pour régler le problème de dépendance à la cocaïne ; il faudra néanmoins évaluer le bénéfice thérapeutique par rapport aux effets secondaires. Source : Nature Neuroscience, avril 2005 -------------- 3 700 euros -------------- Carine Dias, qui a collaboré à cette étude, a reçu une aide de la Fondation pour la Recherche Médicale pour ses travaux sur les comportements de recherche de drogue en 2003. |