Sclérose en plaques : nouvelles techniques d’imagerie pour le suivi des formes progressives
10/03/2011
Alors que des progrès majeurs ont été faits dans la compréhension et le traitement des formes rémittentes de la sclérose en plaques, il n’en est pas de même pour les formes progressives responsables de handicaps neurologiques majeurs. Les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale devraient permettre de mieux les caractériser et de proposer des traitements adaptés.
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La sclérose en plaques, première cause de handicap non-traumatique chez l’adulte jeune, évolue le plus souvent par poussées, en général régressives, caractérisant la forme rémittente de la maladie. Après un délai variable, ou d’emblée dans un nombre restreint de cas, la maladie évolue de façon progressive, avec l’apparition et l’évolution d’un handicap neurologique.
Les traitements actuels sont indiscutablement efficaces dans les phases rémittentes de la maladie, mais le sont beaucoup moins dans les phases progressives. Cette différence est probablement liée à l’existence de mécanismes distincts impliqués dans les deux formes.
L’une des différences résiderait dans la nature et la localisation de la réaction inflammatoire dans la forme progressive de la maladie. Le diagnostic de ces anomalies spécifiques en imagerie cérébrale requiert la mise au point de nouvelles techniques, plus performantes que l’imagerie par résonance magnétique (IRM) actuellement utilisée.
L’objectif des chercheurs de l’équipe dirigée par le Dr Stankoff au CEA de Saclay est de visualiser et de quantifier l’inflammation intra-cérébrale au cours des différentes formes de sclérose en plaques. Pour cela les chercheurs utilisent l’imagerie moléculaire par tomographie à émissions de positons (PET Scan) et deux traceurs spécifiques des cellules inflammatoires.
Les résultats de cette étude devraient permettre d’évaluer la valeur prédictive des signaux d’imagerie sur l’évolution de la maladie et l’efficacité de traitements en cours d’essais cliniques.
Ce projet a été sélectionné en 2009 par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la recherche médicale qui lui a attribué une subvention de 19 200 €.