Don en ligne - don par courrier - dons par prélèvement automatique

Vous êtes ici : Accueil Nos dossiers Recherches financées



Sclérose en plaques : débusquer les gènes de prédisposition et de gravité


03/01/2007
> Article extrait de Recherche & Santé n°84


Près de 60 000 personnes en France souffrent de sclérose en plaques (SEP). Cette maladie neurologique grave débute tôt – vers 30 ans – et se manifeste 2 fois sur 3 par un handicap lourd après dix ans d’évolution : troubles de la marche et de la motricité des membres supérieurs, atteintes de l’équilibre et de la coordination, déficits de la vision et de la sensibilité… La sclérose en plaques se caractérise par la destruction, dans le cerveau et la moelle épinière, de la myéline, une gaine de substance graisseuse entourant les axones, ces longs prolongements des neurones qui transmettent les messages nerveux. La cause de ces lésions demeure mystérieuse. Les études épidémiologiques ont montré que la SEP est une maladie multifactorielle. Interviendraient des facteurs environnementaux inconnus (une «piste virale» a été soupçonnée mais non confirmée), et surtout plusieurs gènes : une dizaine, peut-être plus… Un seul a été repéré : l’un des gènes du système HLA (ensemble de gènes gouvernant la production de «marqueurs» de l’identité immunitaire) serait impliqué. Mais on ne sait pas lequel. Le projet coordonné par le Dr Bertrand Fontaine, du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (Paris) pour le volet recherche et par les Prs Michel Clanet (Toulouse) et Gilles Edan (Rennes) pour le volet clinique, vise à identifier tous ces gènes de prédisposition et de gravité. «Grâce à ce que nous savons déjà des anomalies tissulaires et immunitaires de la maladie et aux modèles animaux, nous avons sélectionné 200 gènes “candidats” pouvant être impliqués. Ils vont être étudiés chez 500 malades et chez des témoins indemnes. Le travail réalisé dans le séquençage du génome humain rend ce projet possible car nous allons disposer de marqueurs génétiques précis, situés au coeur même des gènes», explique le Dr Fontaine. Le traitement statistique de ces données permettra de déterminer quels gènes sont associés à la SEP et dans quelle proportion. La principale difficulté, méthodologique, sera de valider les résultats de l’analyse statistique. «Nous avons déjà collecté les prélèvements sanguins de 300 malades et la recherche biologique va commencer.» Tout un réseau de services hospitaliers de neurologie et de laboratoires de recherche de l’Inserm et du CNRS collabore avec la Fondation pour la Recherche Médicale à ce travail qui prendra 3 à 5 ans, et permettra d’ouvrir de nouvelles voies vers la compréhension et le traitement de la sclérose en plaques.
 
> Voir aussi :
:: Dossier complet sur la SEP
:: Recherche & Santé consacré à la SEP
 

 
Recevez la e-lettre d'infos

 


Recherche

Accès direct