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Quand des molécules télécommandent les neurones


03/01/2007
Article extrait de Recherche & Santé n°101


Les scientifiques les nomment « molécules de guidage axonal ». Pourquoi ? « Parce que dans le cerveau, ces protéines permettent aux axones de s’orienter », répond Alain Chédotal(1) , qui travaille sur ces molécules, en partenariat avec une autre équipe française (2) et des chercheurs américains. Il s’intéresse plus précisément à deux d’entre elles : RGM, dont il étudie la fonction dans le développement du système visuel, et la famille des Slits, qui joue un rôle dans la formation de connexion des neurones de part et d’autre de l’axe médian du cerveau.

 
Avec ses collaborateurs, Alain Chédotal vient de démontrer chez l’animal que, dans les deux cas, ces molécules modulent les connexions entre neurones par des jeux complexes d’activation et d’inhibition. Chez l’homme, les molécules de guidage sont également exprimées. Elles offrent de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des maladies du système nerveux. On sait, par exemple, que RGM est exprimée au niveau de lésions de la moelle épinière qui conduisent à des paralysies. Quant aux Slits, elles interviennent, entre autres, dans un syndrome humain rare qui associe une paralysie des mouvements oculaires dans le sens horizontal et une forte scoliose. « Nos travaux montrent que c’est important de faire de la recherche fondamentale. Au départ, les molécules de guidage axonal ont été mises en évidence chez la drosophile, la mouche du vinaigre. Aujourd’hui, on sait qu’elles sont impliquées dans l’épilepsie, des maladies comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer, et même des cancers », tient à souligner Alain Chédotal.
 
[Sources : Nature Cell Biology, juillet 2004 ; Neuron, juillet 2004 ]
 
1.Laboratoire de neurobiologie des processus adaptatifs, équipe Développement neuronal (CNRS – université Paris VI).
2. Centre de génétique moléculaire et cellulaire (CNRS – université Lyon I). 


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LE DON UTILE
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140 600 euros

Les travaux de Patrick Mehlen et d’Alain Chédotal ont bénéficié de cinq aides de la Fondation Recherche Médicale en trois ans pour leurs travaux sur les processus de guidage des neurones.
 

 
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