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Paraplégie : une nouvelle stratégie pour réparer la moëlle épinière


03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°97 - janvier 2004


Plus de 40000 personnes en France sont paraplégiques ou tétraplégiques et, chaque année, les accidents de la route ou autres chutes génèrent 1500 nouveaux cas de handicaps moteurs. Chez les personnes atteintes, la moelle épinière blessée ne peut plus conduire les influx nerveux jusqu’aux nerfs qui commandent les mouvements des membres.
Si la moelle est réellement lésée, la paralysie est irréversible. En effet, les neurones qui passent dans la moelle sont incapables de se régénérer, car la cicatrice dense et impénétrable formée par l’accumulation des cellules qui les entourent (les cellules gliales) leur fait obstacle. En travaillant sur des souris génétiquement modifiées, l’équipe d’Alain Privat (unité Inserm 583, à Montpellier) a pu établir que deux protéines sécrétées par les cellules gliales sont responsables de cette réaction cicatricielle. Les chercheurs ont créé des souris transgéniques dépourvues des gènes permettant la fabrication de ces deux protéines. Après section de leur moelle épinière, non seulement ces souris n’ont pas formé de cicatrice, mais leur lésion a été réparée et elles ont récupéré leur capacité de mouvement. Cette découverte permet d’espérer aujourd’hui des traitements pour prévenir la formation de la cicatrice gliale et rétablir la connexion interrompue après un traumatisme. L’équipe d’Alain Privat travaille actuellement avec l’équipe de Jacques Mallet, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), sur un procédé de thérapie génique destiné à bloquer transitoirement la production des deux protéines en cause. Ces résultats pourraient également avoir des implications pour d’autres maladies marquées par une réaction cicatricielle des cellules gliales, comme la maladie de Parkinson.
Source: PNAS, juillet 2003.  

 
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LE DON UTILE
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La Fondation Recherche Médicale a soutenu ces travaux de recherche à plusieurs reprises pour un montant global de 64 000 euros. Elle a notamment aidé à l’installation du laboratoire d’Alain Privat et à son équipement.
 

 
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