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Optimiser les chimiothérapies

03/01/2007
> D'après Recherche & santé n°79


Le 5 fluoro-uracile (5 FU) est l’un des médicaments anticancéreux les plus utilisés. Toutefois, il peut se révéler très toxique pour 3% des patients, dans le cas où ceux-ci présentent un déficit d’enzyme chargée d’éliminer ce médicament, la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD).
 
Le problème serait résolu si l’on pouvait doser l’activité de cette enzyme chez les patients de façon fiable, pour prescrire ensuite le 5 FU uniquement aux personnes capables de le supporter. «C’est malheureusement difficile à l’heure actuelle car l’activité de cette enzyme (mesurée dans certains globules blancs) varie suivant l’heure de la journée (rythme circadien)», explique Bernard Porsin, du Centre régional de lutte contre le cancer de Nice (Centre Antoine-Lacassagne). Ses travaux de recherche visent à contourner cet obstacle grâce à la prise en compte de l’expression de l’ARN messager de cette enzyme qui, il en fait l’hypothèse, pourrait être moins sensible à l’impact du rythme circadien. Si tel est le cas, cette méthode de mesure pourrait, à l’avenir, permettre de tester les personnes à risque avec une meilleure fiabilité.
 
> Une aide de 96 000 francs a été attribuée par la FRM pour la conduite de ce programme de recherche.

 
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