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Optimisation de l’imagerie médicale


03/01/2007
> D'après Recherche & Santé n°82


Malgré l’essor de son utilisation en imagerie médicale, la résonance magnétique nucléaire (RMN) est une méthode encore peu sensible. «En effet, c’est seulement grâce au très grand nombre d’atomes observés qu’il est possible d’obtenir des images de bonne qualité», explique le Pr Jean-Yves Lallemand, directeur de recherche, CNRS (Ecole polytechnique, Palaiseau). Par exemple, l’imagerie des poumons est très difficile à réaliser compte tenu du trop faible nombre d’atomes d’hydrogène présents dans les voies aériennes. Une solution récemment apparue pour améliorer la sensibilité des techniques de RMN est l’utilisation de gaz rares (xénon 129, hélium 3) hyperpolarisés. Le principe est d’utiliser un faisceau laser qui, par un enchaînement de phénomènes physiques, provoquera une augmentation de la polarisation du xénon, c’est-à-dire une augmentation très importante de l’intensité de son signal RMN. «Il nous a fallu dans un premier temps optimiser la technique de polarisation, précise le Pr Jean-Yves Lallemand. Nous allons maintenant nous lancer dans des essais d’imagerie pour tester le gain de sensibilité apporté par le xénon polarisé.» Outre l’imagerie, d’autres applications sont envisagées : le xénon a, en effet, la propriété de traverser les membranes des cellules. Il peut, de ce fait, être utilisé comme traceur biologique, pour étudier, par exemple, l’activité du cerveau. Une nouvelle perspective pour mieux comprendre le fonctionnement cérébral et ses pathologies. 
 

 
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