
L’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’obésité sont deux problèmes majeurs de santé publique dans les pays développés. Les AVC touchent
150 000 personnes par an et sont une des causes majeures de décès et d’invalidité. L’obésité concerne
12 % des Français, soit près de 6 millions de personnes. Elle est considérée comme le
3ème facteur de risque d’AVC, après l’hypertension et le diabète.
Il est connu que chez les patients obèses et les malades victimes d’un accident vasculaire cérébral, l’
organisme réagit en produisant un certains nombre de molécules inflammatoires dans le sang, l’inflammation étant un phénomène de défense naturellement induit par les tissus vivants en réaction à une agression (radiations, coupure, infection…).
Chez la souris, une inflammation cérébrale est retrouvée dans des modèles expérimentaux reproduisant ces deux pathologies humaines. Une inflammation de l’hypothalamus est présente chez les animaux obèses, tandis qu’une inflammation autour de la zone cérébrale lésée est observée après un AVC. Le lien entre ces deux réponses inflammatoires n’est pas connu.
Le Dr Blondeau fait l’hypothèse que
l’inflammation du cerveau induite par l’obésité fragiliserait les tissus cérébraux, accentuant à la fois le risque d’AVC et ses conséquences néfastes sur les neurones. Cette hypothèse, ainsi que le rôle protecteur d’un apport alimentaire en oméga-3, seront testés dans un modèle expérimental d’AVC chez la souris.
Les résultats obtenus pourraient permettre d’identifier des marqueurs diagnostiques et pronostiques du risque d’AVC chez les patients obèses. L’administration thérapeutique d’oméga-3 pourrait être testée afin de réduire, de façon préventive ou curative, l’impact des AVC chez les sujets obèses.
Ce projet, sélectionné dans le cade de l’appel d’offres « Régulations Métaboliques» de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2010, a reçu une subvention de 200 000 €.