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Maladies du rein : les causes du syndrome néphrotique à rechutes sont élucidées !


19/06/2010
L’équipe du  Dr Sahali, à Créteil, vient d’élucider les mécanismes moléculaires d’une maladie rare touchant le rein : le syndrome néphrotique acquis à rechutes, maladie caractérisée par une fuite importante de protéines dans les urines. Cette découverte représente une avancée majeure pour la compréhension d’une  maladie très invalidante.

Rein humain malade - Photo : InsermLe syndrome néphrotique à rechutes est une maladie rare, touchant un français sur 5000. Elle associe des perturbations de certaines cellules de l’immunité (lymphocytes) et du rein (podocytes). En dépit des traitements corticoïdes et immunosuppresseurs, 70% des patients rechutent, même après transplantation, et évoluent vers une insuffisance rénale terminale les exposant à la dialyse à vie.

Le laboratoire a tout d’abord identifié le gène en cause, c-mip, et démontré que ce gène est bien responsable de la maladie. En effet, son introduction chez des souris saines, suffit à induire une maladie rénale ressemblant à la maladie humaine. A l’inverse, l’extinction du gène c-mip, par thérapie génique, chez l’animal, prévient la survenue de la pathologie.

L’objectif était ensuite de comprendre la fonction de ce gène. Les chercheurs ont alors montré que la protéine produite par le gène c-mip jouait un rôle clé dans l’organisation du cytosquelette cellulaire. On comprend alors que des perturbations du cytosquelette des podocytes puissent engendrer des anomalies cellulaires importantes, expliquant que ces cellules ne puissent plus jouer leur rôle de barrière contre la fuite urinaire de protéines.


   
Sahali  Djillali
 
 

Vos dons sur les maladies du rein Depuis 2004, la Fondation pour la Recherche Médicale a soutenu les travaux du Dr Sahali sur le syndrôme néphrotique à rechutes, à travers le financement de quatre médecins et d’un post doctorant travaillant sur cette thématique.

Le montant total des aides attribuées au Dr Sahali s’élève à 180.000 euros.


Depuis 2004, le Dr Sahali a publié 8  articles originaux décrivant successivement le gène impliqué dans la maladie, et les conséquences de l’anomalie génétique.

 
       



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Source :
"C-mip Impairs Podocyte Proximal Signaling And Induces Heavy Proteinuria"
Shao-yu Zhang, Maud Kamal1, Karine Dahan, André Pawlak, Virginie Ory, Dominique Desvaux, Vincent Audard, Marina Candelier, Fatima Ben Mohamed, Marie Matignon, Christo Christov, Xavier Ducroy, Veronique Bernard, Gilles Mangiapan, Philippe Lang, Georges Guellaën, Pierre Ronco and Djillali Sahali1

Science signaling, 18 Mai 2010

 

 
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