
Le syndrome néphrotique à rechutes est une
maladie rare, touchant un français sur 5000. Elle associe des perturbations de certaines cellules de l’immunité (
lymphocytes) et du rein (
podocytes). En dépit des traitements corticoïdes et immunosuppresseurs, 70% des patients rechutent, même après transplantation, et évoluent vers une insuffisance rénale terminale les exposant à la dialyse à vie.
Le laboratoire a tout d’abord identifié le
gène en cause, c-mip, et démontré que ce gène est bien responsable de la maladie. En effet, son introduction chez des souris saines, suffit à induire une maladie rénale ressemblant à la maladie humaine. A l’inverse, l’extinction du gène c-mip, par thérapie génique, chez l’animal, prévient la survenue de la pathologie.
L’objectif était ensuite de comprendre la fonction de ce
gène. Les chercheurs ont alors montré que la
protéine produite par le gène c-mip jouait un rôle clé dans l’organisation du cytosquelette cellulaire. On comprend alors que des perturbations du cytosquelette des
podocytes puissent engendrer des anomalies cellulaires importantes, expliquant que ces cellules ne puissent plus jouer leur rôle de barrière contre la fuite urinaire de
protéines.
Source : "C-mip Impairs Podocyte Proximal Signaling And Induces Heavy Proteinuria"
Shao-yu Zhang, Maud Kamal1, Karine Dahan, André Pawlak, Virginie Ory, Dominique Desvaux, Vincent Audard, Marina Candelier, Fatima Ben Mohamed, Marie Matignon, Christo Christov, Xavier Ducroy, Veronique Bernard, Gilles Mangiapan, Philippe Lang, Georges Guellaën, Pierre Ronco and Djillali Sahali1
Science signaling, 18 Mai 2010