Les troubles de la marche constituent un handicap important pour les personnes atteintes de la
maladie de Parkinson. Alors qu’il n’existe pas de déficit musculaire chez ces patients, la marche peut être gênée par une difficulté à initier le premier pas et par des troubles de l’équilibre, à l’origine de chutes, avec un risque accru de complications et de mortalité.
Ces troubles ne sont pas liés à l’altération des noyaux cérébraux de la base du crâne, dont la dégénérescence est responsable des symptômes initiaux de la maladie (rigidité, tremblements, lenteur des mouvements). Des travaux récents ont suggéré qu’ils pourraient être la conséquence de dysfonctionnements, au sein de structures du tronc cérébral, sous le cerveau.
Afin de préciser les causes de ces troubles, l’équipe de recherches dirigée par le Pr Marie Vidailhet, en collaboration avec le Dr Marie-Laure Welter, à la Pitié Salpêtrière à Paris, a mis en place une étude multidisciplinaire chez 45 patients et 15 sujets témoins.
L’objectif est de caractériser les troubles de la marche en utilisant une plateforme spécifique pour analyser différentes composantes de la marche. Cette étude est couplée avec une analyse en imagerie par résonance magnétique (IRM) de très haute performance, pour visualiser précisément les structures cérébrales
Chez l’ensemble des patients, il sera ainsi possible d’établir une corrélation entre les troubles de la marche et l’existence d’anomalies structurales au niveau du tronc cérébral.
Depuis une dizaine d’années, la stimulation cérébrale via des électrodes implantées dans les régions du cerveau altérées par la
maladie de Parkinson a permis de faire régresser certains symptômes de la maladie. Une approche similaire avec implantation d’électrodes au niveau du noyau pédonculopontin (situé au niveau du tronc cérébral) a donc été proposée à un petit nombre de malades, dont les troubles de la marche étaient très invalidants. Les effets de cette toute nouvelle thérapeutique seront évalués avant de pouvoir étendre ses indications à d’autres patients.
Les résultats attendus devraient permettre une meilleure compréhension des mécanismes à l’origine des troubles de la marche de façon à pouvoir proposer de nouvelles options thérapeutiques médicales et/ou chirurgicales.
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| | Ce projet a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2009 et 2010 qui lui accordé une subvention totale de 61 200 €.
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