
La
maladie de Parkinson est liée à la dégénérescence de neurones qui sécrètent la dopamine. L’absence de ce neurotransmetteur induit les symptômes bien connus de la maladie : tremblements, rigidité, lenteur des mouvements. Le traitement à la L-DOPA – qui se transforme en dopamine dans le cerveau – permet de faire régresser ces symptômes.
Toutefois, au bout de quelques années, le traitement devient moins efficace et induit des troubles extrêmement gênants, qui sont des mouvements anormaux ou dyskinésies.
L’un des rôles de la dopamine est de renforcer certains circuits moteurs en modulant l’activité de gènes spécifiques dans les neurones du cerveau. Dans la
maladie de Parkinson, l’apparition des mouvements anormaux pourrait être liée à l’activation inappropriée de gènes par la L-DOPA .
Les chercheurs du groupe dirigé par le Dr Jean-Christophe Corvol, à la Pitié Salpêtrière à Paris, ont entrepris de caractériser les gènes dont le dysfonctionnement pourrait être la cause des mouvements anormaux .
Dans un premier temps, ces gènes seront recherchés chez des souris atteintes de dyskinésies. Afin d’analyser rapidement un grand nombre de gènes, les chercheurs utiliseront les nouvelles techniques de biologie moléculaire que l’on appelle « puces à ADN ». Il s’agit d’un support miniaturisé, sur lequel sont fixés plusieurs dizaines de milliers de fragments génétiques, correspondants à autant de gènes.
Après ce premier criblage, les chercheurs analyseront si des anomalies identifiées chez la souris sont retrouvées chez les malades atteints de Parkinson, soit au niveau de prélèvements de cerveau effectués post mortem, soit dans les cellules du sang de patients atteints de la maladie et souffrant ou non de dyskinésies.
Les résultats de cette étude permettront de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des mouvements anormaux. Les gènes identifiés pourront être utiles pour suivre l’évolution clinique des patients et pour orienter les recherches vers de nouvelles thérapeutiques pour prévenir l’apparition des dyskinésies.
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| | Ce projet a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2010 qui lui accordé une subvention de 31 200 €.
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