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Maladie de Parkinson : le point sur de nouvelles pistes


cerveau[D'après Recherche & Santé n°102 - avril 2005]

La maladie de Parkinson touche environ 8 000 nouvelles personnes par an en France. Découvrir les gènes de prédisposition pour comprendre l’origine, mettre au point de nouveaux traitements : les chercheurs se mobilisent.  


 > Cas sévères : la stimulation corticale à l'étude
En 2005, dix patients vont bénéficier d’une toute nouvelle technique de traitement de la maladie de Parkinson. « Il s’agit de stimuler électriquement le cortex moteur, une zone superficielle du cerveau qui commande les mouvements », comme l’explique le Dr Xavier Drouot, du service de physiologie et d’explorations fonctionnelles de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil. La méthode a fait ses preuves chez le babouin à des stades modérés Faites un don en ligne !ou sévères de la maladie. Les symptômes, tels que la rigidité des membres et la lenteur du mouvement, ont diminué. « Dans deux ans, les résultats sur ces premiers patients permettront de poursuivre ou non l’étude clinique, ajoute le Dr Drouot. Si celle-ci prouve l’efficacité et l’innocuité de la méthode, on pourra l’utiliser en routine. » L’espoir est de remplacer une technique plus lourde : la stimulation électrique profonde. Proposée depuis 1995 aux patients chez lesquels les médicaments deviennent inefficaces, elle est aussi plus complexe. «Il faut viser plus en profondeur un petit noyau de cellules de quelques millimètres », explique le Dr Drouot. Comme un tel acte n’est à la portée que d’un petit nombre de neurochirurgiens, les listes d’attente sont longues : deux à quatre ans selon les centres ! Avec la stimulation corticale, non seulement les patients pourraient être traités plus vite, mais les chercheurs espèrent aussi voir diminuer le nombre de complications et le temps d’hospitalisation.

■ Source : Neuron, décembre 2004

 

> Un gène de poids
 Une faible augmentation de la quantité d’une protéine, l’alphasynucléine, suffit à prédisposer à la maladie de Parkinson. C’est ce que montre l’étude génétique française (1) de familles touchées par la maladie. On savait la triplication du gène de l’alphasynucléine liée à une forme familiale précoce. Débutant à l’âge de 36 ans en moyenne (au lieu de 60), elle s’accompagne d’une démence caractérisée par la Faites un don en ligne !présence de « corps de Lewy » et de structures cérébrales anormales formées notamment par l’accumulation d’alpha-synucléine. On sait désormais que la duplication du gène suffit à provoquer une forme familiale moins grave, mais également précoce (48 ans en moyenne) de la maladie. Ce qui confirme le rôle clé de l’alphasynucléine dans cette pathologie.

■ Source : Lancet, septembre 2004
(1) Équipes Inserm : «Génétique moléculaire des affections neurodégénératives du système nerveux central», dirigée par Alexis Brice, et « Facteurs de susceptibilité génétique des maladies neurodégénératives», dirigée par Marie-Christine Chartier-Harlin.
 
  
 
> Maladies de Gaucher et de Parkinson, un gène en commun
Le gène impliqué dans la maladie de Gaucher, une maladie génétique rare, s’avère prédisposer à la maladie de Parkinson. Le fait que de nombreux patients atteints de la maladie de Gaucher déve
Oui, je veux faire un don ! loppent celle de Parkinson a mis la puce à l’oreille des chercheurs. Ils ont ainsi découvert que des mutations sur ce gène multipliaient par sept le risque de développer la maladie de Parkinson.
■ Source : New England Journal of Medicine, novembre 2004   
 

 
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