La
maladie de Parkinson est après la maladie d’Alzheimer, la maladie neurodégénérative la plus fréquente. Ses causes sont probablement multiples. La première est le vieillissement puisque la maladie survient le plus souvent après 60 ans. Mais il existe aussi des formes précoces, beaucoup plus rares, dans lesquelles une anomalie génétique a très souvent été retrouvée. C’est le cas des patients porteurs d’une anomalie du gène PARK 9, qui contrôle la fabrication d’une protéine présente dans les lysosomes.
Les lysosomes sont des compartiments cellulaires dont le rôle est de dégrader les protéines dont la cellule n’a pas besoin. Lorsque les lysosomes fonctionnent mal, on observe une accumulation de débris protéiques dans la cellule qui peuvent former des agrégats. Dans un modèle expérimental de la
maladie de Parkinson, le Dr Benjamin Dehay a observé que la mort neuronale était précédée d’une accumulation d’agrégats dans le cytoplasme des neurones, secondaire à la destruction des lysosomes.
Cette piste semble donc intéressante, d’autant que dans certains cas de
maladie de Parkinson, la mort neuronale s’accompagne de l’accumulation de dépôts protéiques appelés corps de Lewy.
Les recherches du Dr Dehay sur les anomalies cellulaires et moléculaires impliquées dans la
maladie de Parkinson devraient permettre de mieux comprendre les causes de la mort neuronale et de la présence des corps de Lewy, chez les malades.
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| | Ce projet a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2009 qui lui accordé une subvention de 110 400 €.
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