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Maladie de Parkinson : à la recherche des interactions gène-environnement


D'après Recherche & Santé n°21 - janvier 2002


Faites un don en ligne !La maladie de Parkinson est, après la maladie d’Alzheimer, la plus fréquente des affections neurodégénératives. En France, elle frappe plus de 100 000 personnes. Son origine reste mal connue mais elle est vraisemblablement plurifactorielle, faisant intervenir des facteurs de susceptibilité génétique qui s’exprimeraient préférentiellement dans certaines conditions d’environnement.

L’étude des interactions gène-environnement présente donc un intérêt majeur dans la compréhension fine de cette maladie. C’est à ce sujet que se consacre Alexis Elbaz. A l’aide de différentes méthodes iologiques, il a d’abord étudié les conséquences des interactions gène-environnement dans les maladies multifactorielles liées à l’âge. Il s’agissait, notamment, d’évaluer comment ces interactions peuvent interférer dans les résultats des recherches de gènes de susceptibilité pour ces maladies.
Puis Alexis Elbaz a souhaité appliquer ces méthodes à un exemple concret, la maladie de Parkinson. «Grâce à un financement de la Fondation pour la Recherche Médicale, j’ai pu mener à bien ce projet et montrer, dans le cadre de la grande étude européenne Europarkinson, comment le tabagisme et les antécédents familiaux de maladie de Parkinson sont associés à un risque augmenté de survenue de cette maladie chez les sujets de plus de 75 ans», explique-t-il.  Ce travail s’inscrit plus largement dans une recherche sur l’influence des interactions gène-environnement dans la maladie de Parkinson, menée au sein  de l’unité Inserm U.360 sous l’égide du Dr Annick Alpérovitch. Cette étude achevée, Alexis Elbaz a pu poursuivre ses recherches pendant un an aux Etats-Unis, dans le département d’épidémiologie de la clinique Mayo, à Rochester (Minnesota). «J’y ai travaillé sous la direction du Dr Walter Rocca, toujours sur l’épidémiologie de la maladie de Parkinson. J’ai participé en particulier à une étude de grande taille sur l’agrégation familiale dans la maladie de Parkinson et à un autre projet relatif à l’évaluation du risque de maladie de Parkinson.» De retour en France, Alexis Elbaz réussit le concours d’entrée à l’Inserm et rejoint l’unité Inserm U.360 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avec de nouveaux projets, toujours relatifs à l’étude des facteurs de risque de la maladie de Parkinson. En particulier l’achèvement d’une étude, TERRE, menée avec le concours de la Mutualité sociale agricole et de deux autres laboratoires de recherche de l’Inserm et destinée à évaluer si l’expo-sition aux pesticides constitue un facteur de risque de maladie de Parkinson et si des facteurs de susceptibilité génétique modifient cet éventuel effet. 
 

 
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