|
03/01/2007
Chaque année, près de 40 000 français décèdent d’une mort subite – soit 5 à 10% de la mortalité totale. Comme son nom l’indique, cette mort survient de façon inattendue moins d’une heure après les premiers symptômes. Elle traduit souvent des problèmes cardiaques insoupçonnés. Une équipe de recherche* ayant bénéficié du soutien de la Fondation Recherche Médicale vient d’identifier 3 facteurs de risque jusqu’à présent laissés de côté : > une fréquence cardiaque élevée au repos, > une élévation insuffisante de la fréquence cardiaque durant l’effort > une diminution faible après l’exercice. Vous l’aurez compris, c’est en fait un trouble du rythme cardiaque que les chercheurs pointent du doigt. L’hypothèse actuellement discutée est que ce trouble serait induit par un déséquilibre du système nerveux qui régule ce rythme. En étudiant les 3 facteurs de risque cités ci-dessus, les chercheurs ont finalement montré que le plus fortement associé à la survenue de mort subite est la faible différence entre la fréquence cardiaque la plus élevée et la fréquence cardiaque au repos. Ainsi, une différence inférieure à 89 battements par minute multiplierait par 4 le risque de mort subite ! En outre, cette démonstration serait vraiment spécifique de la mort subite et pourrait donc être dissociée des autres causes de décès cardiaques. Cette découverte laisse entrevoir des possibilités de prévention par exemple par un simple test d’effort permettant d’identifier les sujets à risque. Ces résultats sont également l’occasion de rappeler l’importance de la pratique d’une activité physique régulière. Source : The New England Journal of Medicine, 12 mai 2005. * Xavier Jouven et les chercheurs de l’unité Inserm U.258 « Epidémiologie cardiovasculaire et métabolique » dirigée par Pierre Ducimetière. ---------------- LE DON UTILE ---------------- 70 035 euros C’est le montant total des aides accordées à ce laboratoire par la Fondation Recherche Médicale depuis 2001. |