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La mémoire à long terme pourrait faire défaut dans certains retards mentaux isolés

12/04/2007
NeuroneLes neurones de la drosophile (mouche du vinaigre) et ceux de l’Homme fonctionnent selon les mêmes principes généraux. L’équipe du Dr Thomas Préat s’appuie sur cette proximité pour étudier les mécanismes impliqués dans la mémoire à long terme, et les dysfonctionnements d’origines moléculaire et cellulaire à l’origine de certains retards mentaux d’origine génétique.

Faites un don en ligne !Les chercheurs ont récemment travaillé sur le retard mental dû à une mutation du gène de la neurotrypsine, dont l’équivalent chez la drosophile est la tequila. Ils ont observé que l’inactivation du gène de la tequila chez la drosophile induisait un dysfonctionnement de la mémoire à long terme, dont ils étudient actuellement les mécanismes.

La mémoire à long terme étant probablement impliquée dans plusieurs retards mentaux d’origine génétique, les chercheurs vont tenter d’identifier chez la drosophile d’autres gènes participant à la formation de la mémoire à long terme, dont l’altération pourrait expliquer certains retards mentaux chez l’Homme. Inversement, ils testeront si les équivalents chez la drosophile de certains gènes humains responsables de retards mentaux isolés, jouent un rôle dans la formation de la mémoire à long terme.

Ces travaux pourraient permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour ce type de retard mental lié non pas à un défaut de développement du cerveau (irréversible) mais à un dysfonctionnement, potentiellement réversible, du traitement de l’information.


Image*CNRS UMR 7637 / Neurobiologie et Diversité Cellulaire

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