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03/01/2007
> D'après Recherche & Santé n°79 Les interférons sont naturellement sécrétés par l’organisme pour éliminer les cellules infectées par des virus ou les cellules tumorales. On utilise des formes synthétiques comme médicaments contre certaines maladies comme la sclérose en plaques, le myélome multiple, la leucémie à tricholeucocytes, ou encore l’hépatite B. «En cas de pandémie de virus Ebola ou de grippe de type espagnol, ils seraient les seuls traitements susceptibles d’enrayer l’infection virale», précise Jérôme Reboul, jeune biologiste moléculaire montpelliérain. Encore faut-il améliorer l’efficacité de ces médicaments. Pour cela, il est nécessaire de mieux connaître la structure des récepteurs cellulaires sur lesquels ils se fixent (comme une clé dans une serrure). Le jeune biologiste a entièrement séquencé la région du chromosome 21 où se trouvent les gènes correspondant à ces récepteurs, ce qui a ensuite permis de reconstituer un modèle de structure tridimensionnelle d’un récepteur du poulet. Ce modèle permet de concevoir des interférons modifiés de façon à s’adapter exactement au récepteur. Un résultat totalement inattendu a également été obtenu au cours de ce décryptage du génome. Jérôme Reboul a identifié un nouveau gène qui se trouve responsable de la forme E1 de la maladie de Usher. Ce nouveau gène code une protéine apparentée à la molécule connexine 26, qui est impliquée dans une autre forme de la maladie de Usher (associant une surdité à une dégénérescence de la rétine). > La Fondation Recherche Médicale a participé financièrement à la conduite de cette étude. |