La thérapie cellulaire est un traitement adjuvant de l’
infarctus du myocarde. Son but est de prévenir l’extension des dommages tissulaires, de stimuler la régénération de l’organe endommagé et de restaurer certaines de ses fonctions.
Elle consiste à injecter dans les zones cicatricielles, des cellules souches mésenchymateuses, prélevées au niveau de la moelle osseuse des patients. Ces cellules vont favoriser la cicatrisation et la revascularisation autour de la région endommagée.
Malheureusement, plus de 90 % des cellules injectées meurent dans les 48 heures qui suivent leur greffe dans le tissu cardiaque. Cette mort précoce diminue la récupération fonctionnelle du cœur et rend indispensable la répétition des injections de cellules.
Les chercheurs du laboratoire d’Angelo Parini, au CHU de Rangueil à Toulouse, ont essayé de prétraiter les cellules souches avec une hormone, la mélatonine, afin de les protéger avant leur injection dans les zones nécrosées. Les résultats obtenus indiquent que ce prétraitement améliore significativement la survie des cellules greffées ainsi que leur efficacité globale.
Testées dans un modèle animal, l’injection de ces cellules a permis une forte régression de la fibrose dans la zone de l’
infarctus et une nette amélioration de la fonction cardiaque.
Il reste à comprendre les mécanismes impliqués dans les effets positifs de ce traitement des cellules mésenchymateuses, afin de pouvoir optimiser leur utilisation en clinique.
Ce projet a été sélectionné par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2008, qui lui accordé une subvention de 15 000 €.