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03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°104 Des chercheurs de l’hôpital Lariboisière (unité Inserm 689 dirigée par Bernard Lévy) et de l’Institut Curie, font naître un grand espoir pour les deux types de pathologies les plus meurtrières de nos sociétés : les maladies cardiovasculaires et les cancers. Ils viennent en effet de découvrir une nouvelle protéine, la lactadhérine, et de révéler le rôle clé qu’elle joue dans la formation des vaisseaux sanguins, phénomène appelé angiogénèse. Cette découverte présente un double intérêt thérapeutique. Tout d’abord dans les maladies cardiovasculaires. Le fait de stimuler l’activité de cette protéine permettrait de favoriser la réparation des dégâts causés par l’obstruction d’un vaisseau sanguin lors d’un infarctus du myocarde, d’une attaque cérébrale ou d’une thrombo-artérite des membres. En effet, après un accident cardiovasculaire, les régions des organes ne recevant plus de sang meurent. Leur régénération dépend alors essentiellement de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui vont réalimenter ces tissus en nutriments et en oxygène et leur permettre de survivre. La lactadhérine pourrait également être utilisée en cancérologie, car, de même, les tumeurs ont besoin de cette néovascularisation pour se développer. En inhibant cette fois la lactadhérine, on pourrait donc empêcher les tumeurs de former les nouveaux vaisseaux sanguins nécessaires à leur croissance. C’est en analysant le fonctionnement d’un facteur de croissance, le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor), bien connu pour être l’un des principaux régulateurs de la croissance des vaisseaux sanguins, que les chercheurs ont mis en lumière l’action de la lactadhérine. Ils ont constaté qu’en la neutralisant chez la souris, le VEGF se montrait incapable de stimuler la vascularisation. Mieux encore, les chercheurs ont montré que la lactadhérine suffisait à provoquer l’angiogenèse, même sans VEGF. Une cible de choix, donc, pour stimuler ou inhiber la néovascularisation dans deux grands domaines de la médecine. Source : Nature medicine, mai 2005 --------------- 16 800 euros --------------- Le laboratoire de Bernard Lévy, à l’hôpital Lariboisière à Paris, a reçu plusieurs aides de la Fondation pour la Recherche Médicale, dont une pour le soutien d’un jeune chercheur travaillant sur le rôle de la lactadhérine dans l’athérosclérose. |