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03/01/2007
> D'après Recherche & Santé n°98, avril 2004 Dans notre cerveau, des milliards de cellules nerveuses, les neurones, communiquent entre elles par le biais de prolongements, sortes de câbles électriques, appelés axones. Mais quand les axones sont détruits lors d’un accident, d’un traumatisme ou du fait d’une maladie neurodégénérative, il est aujourd’hui impossible de restaurer la connexion entre les neurones. Des fonctions essentielles sont perdues, telles que la mémoire, le langage, ou encore le contrôle moteur et sensoriel des différentes parties du corps. «C’est pourquoi nous menons des recherches qui visent à modifier les axones des neurones pour leur permettre de traverser les barrières mécaniques et moléculaires qui se dressent devant eux lorsque ce type de lésions survient», explique Dominique Bagnard, chercheur au sein du laboratoire dirigé par Dominique Aunis. Le chercheur développe ses recherches en deux temps. Il lui faut tout d’abord identifier des molécules qui favorisent la croissance des axones, puis tester les réelles capacités de ces molécules, en reproduisant les phénomènes de lésion puis de réparation des axones sur un modèle animal. Regarder les prolongements des neurones pousser Grâce à la Fondation Recherche Médicale et son partenaire AG2R, Dominique Bagnard dispose d’une technologie de pointe pour analyser ces phénomènes : la vidéomicroscopie. Il s’agit d’un microscope particulier, complètement assisté par ordinateur et relié à une caméra digitale numérique. «La croissance des axones est un phénomène très dynamique, et ce système permet de la visualiser quasiment en direct. En effet, grâce à l’acquisition d’images à intervalles très rapprochés, il est possible de recréer un film et d’analyser très finement l’extension d’un axone», précise le chercheur. À l’aide de cet outil, Dominique Bagnard observe des neurones dont les axones sont en formation. «Maintenant que certaines des molécules qui guident la pousse des axones des neurones sont connues, il reste à comprendre comment elles agissent», annonce le chercheur. Son objectif à long terme est ambitieux : permettre le développement de médicaments qui favoriseront la régénération des tissus nerveux lésés. ---------------------------------------- Le groupe AG2R a financé l’installation de la nouvelle équipe de recherche de Dominique Bagnard à hauteur de 27500 euros sur un total de 45 700 euros , dans le cadre de son partenariat avec la Fondation Recherche Médicale. ------------------------------------- |