
C’est ainsi que 2382 grands prématurés nés en 1997, dans 9 régions françaises différentes, ont été suivis depuis leur sortie de l’hôpital : examen clinique, bilan de santé, recueil d’information auprès des familles…

Des premiers résultats, publiés récemment dans
The Lancet, révèlent qu’à l’âge de 5 ans, près de 5% des anciens grands prématurés étudiés présentent de sévères troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs. Le taux de déficiences modérée est quant à lui de 9%, celui de déficiences légères, de 25%. Le taux de déficiences étant d’autant plus élevé que l’enfant est né plus prématurément. Autre résultat marquant, un tiers des prématurés suivis requièrent encore – à 5 ans – une prise en charge médicale ou paramédicale spécifique.
Preuve scientifique est donc faite que chaque semaine de grossesse en plus permet de réduire le risque de déficience. Prévenir les troubles d’apprentissage liés aux déficits cognitifs rencontrés par certains grands prématurés constitue aujourd’hui un réel défi pour la médecine périnatale.
Source :
The Lancet, mars 2008.
(1) nés avant la fin du 7e mois de grossesse / avant
33 semaines de grossesse révolues
(2) unité Inserm U.149 « Recherches épidémiologiques
en santé périnatale et santé des femmes »