On sait depuis quelques années qu’il existe une inflammation dans le sang et dans le tissu adipeux des patients obèses et des patients
diabétiques de type 2. L’inflammation est caractérisée par une accumulation de globules blancs, appelés monocytes, dans le tissu adipeux.

Ces monocytes sont de deux types: « M1 » qui sont pro-inflammatoires et « M2 » qui sont anti-inflammatoires et protecteurs. Sophie Béliard, dans le laboratoire dirigé par Philippe Lesnik à l’hôpital de la Pitié Salpétrière à Paris, a étudié la régulation de ces différentes populations dans l’obésité et le
diabète de type 2.
Chez l’homme et dans des modèles animaux, elle a montré le rôle spécifique d’une molécule (CX3CR1) située à la surface des monocytes « M2 ». En effet, des études génétiques menées chez 76 patients ont mis en évidence un lien fort entre une variation génétique de CX3CR1 et des paramètres biologiques d’obésité. Cette étude est actuellement étendue à 84 autres patients.
Les chercheurs ont aussi montré que l’absence de la molécule CX3CR1, dans un modèle animal de souris génétiquement modifiées, induit une prédisposition à l'obésité et au diabète associée à une forte diminution des monocytes protecteurs « M2 » dans le sang.
Ces résultats, qui mettent en évidence le rôle clé de CX3CR1 dans l’obésité et de la résistance à l’insuline, ouvrent de nouvelles perspectives sur le traitement préventif et curatif du
diabète de type 2.
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| |  Ce projet a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale qui lui accordé une subvention de 31 200 € en 2010.
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> Un dossier complet sur le
diabète de type 2 extrait de Recherche & Santé n° 114 [ pdf ]