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03/01/2007
> D'après Recherche & Santé n°83 La France compte près de 10 millions de femmes ménopausées et environ 30% d’entre elles utilisent un traitement hormonal substitutif (THS). Ce traitement peut considérablement améliorer la qualité de vie de ces femmes (réduction des bouffées de chaleur, des insomnies, des troubles sexuels…) et son intérêt dans la prévention de l’ostéoporose et des fractures a été bien démontré. Il peut également présenter des inconvénients, et on a récemment montré que les femmes utilisant un THS faisaient plus souvent des phlébites et des embolies pulmonaires que les femmes non traitées. Mais ces études ont été réalisées dans les pays anglo-saxons, chez des femmes utilisant des oestrogènes oraux. Leur résultat ne peut donc pas être généralisé au THS proposé en France, car les oestrogènes sont souvent administrés par voie transdermique (gel, patch). Des travaux de laboratoire suggèrent que les oestrogènes transdermiques n’ont pas les inconvénients des oestrogènes oraux sur le risque de thrombose veineuse. Pour vérifier cette hypothèse, l’équipe du Dr Pierre-Yves Scarabin, de l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif), réalise une étude épidémiologique chez des femmes ménopausées, hospitalisées pour une phlébite ou une embolie pulmonaire. Un groupe de femmes ménopausées, hospitalisées pour une autre maladie servira de témoin. Toutes les femmes seront interrogées sur leur traitement hormonal et les principaux facteurs de risques veineux, en particulier génétiques, seront aussi recherchés. Un nombre suffisant de cas et de témoins (1200 sujets au total) doit être recruté pour permettre une évaluation précise des risques de thrombose veineuse associés au traitement hormonal. Cette étude sera réalisée dans sept centres hospitaliers (Brest, Caen, Angers, Nancy, Paris Hôtel-Dieu, Paris, hôpital Broussais et Genève). Ses retombées potentielles sont importantes à la fois dans l’amélioration des règles de prescription d’un traitement hormonal substitutif et dans la prévention des thromboses veineuses. |