Don en ligne - don par courrier - dons par prélèvement automatique

Vous êtes ici : Accueil Nos dossiers Recherches financées



Dépendance : la biochimie du tabagisme se dévoile


03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°105


"Le tabac, c’est dans la tête", dit-on. Mais les travaux récents de plusieurs équipes françaises permettent d’aller plus loin et montrent que la dépendance à la nicotine se forme dans une zone précise du cerveau, là où est fabriquée une protéine également impliquée dans certaines fonctions cognitives.
 
En 1995, sachant que le récepteur à la nicotine est constitué de plusieurs sous-unités, l’équipe de Jean-Pierre Changeux avait d’abord génétiquement modifié des souris pour les priver de l’une d’elles (la sousunité ß2). Résultat : ces souris ne devenaient pas dépendantes à la nicotine, mais n’étaient pas capables d’apprendre à se repérer dans un nouvel espace. Cette fois, les chercheurs ont réussi à faire fabriquer la sous-unité ß2 du récepteur à la nicotine dans une région du cerveau connue pour son implication dans la dépendance. Cela les a effectivement rendues « accros » à la nicotine, mais leur a aussi rendu la capacité à se repérer dans l’espace. Reste à affiner la connaissance de ces récepteurs et à rechercher des molécules capables de supprimer la dépendance sans altérer les capacités d’apprentissage. 
[Source : Nature, juillet 2005]


-------------
100 000 euros
-------------
Le laboratoire de Jean-Pierre
Changeux et Pierre-Marie Lledo,
à l’origine de ces résultats,
a été financé à cinq reprises
par la Fondation pour la Recherche
Médicale depuis 2002.
34 000 euros ont notamment
été consacrés à des travaux
sur la dépendance à la nicotine.

 

 
Recevez la e-lettre d'infos

 


Recherche

Accès direct