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Dégénérescence rétinienne : un saut technologique pour la rétine artificielle


27/12/2010
Le concept des prothèses rétiniennes ou rétines artificielles pour restaurer la vue a fait ses preuves lors des premiers essais cliniques. Cependant, les implants existants ne permettent pas aux patients de lire ou de se déplacer de façon autonome. L’objectif du Dr Serge Picaud est de faire évoluer la technologie afin d’augmenter les performances des implants.


Photorécepteurs de la rétine - Photo : InsermLes patients atteints de rétinopathie pigmentaire ou de dégénérescence maculaire liée à l’âge perdent progressivement la vue, à cause de la dégénérescence des récepteurs à la lumière (photorécepteurs) présents dans la rétine.

Cependant, malgré la perte des photorécepteurs, il reste dans l’œil des cellules nerveuses toujours en communication avec le cerveau via le nerf optique. Des études cliniques ont montré que la stimulation électrique de ces cellules résiduelles permettait de recréer des images visuelles.

Cette observation a été à l’origine de la conception de la première « rétine artificielle ». Il s’agit d’une puce sur laquelle se trouve des microélectrodes, qui stimulent les neurones encore vivants de la rétine, en réponse aux stimulations lumineuses transmises par une micro-caméra.

La vision obtenue avec les premières prothèses testées était toutefois limitée car celles-ci ne comportaient que peu de points de stimulation. Pour obtenir une vision permettant la lecture ou la locomotion autonome, il est nécessaire d’avoir davantage de points de stimulation, ce qui requiert un véritable saut technologique et l’utilisation de nouveaux matériaux.

L’objectif de Serge Picaud est de tester, dans des conditions expérimentales, de nouveaux types d’implants qui pourront par la suite être utilisés chez les patients. Il s’agit d’une part d’implants avec des électrodes en 3 dimensions, d’autre part de prototypes souples utilisant du diamant.

Ce programme devrait permettre d’optimiser les résultats obtenus avec les implants rétiniens qui seront ensuite proposés aux patients.

   

 
 

Vos dons en neurologie Le projet du Dr Serge Picaud a été sélectionné par la Fondation pour la Recherche Médicale dans le cadre de son programme « Interfaces Cerveau Machine » 2010.

Une subvention de 248 400 euros lui a été attribuée.

 
       


Pour en savoir plus :

> Recherche & Santé : Recouvrer la vue grâce à un oeil électronique
> Financement du programme « Interfaces Cerveau Machine »
> Exemples de projets « Interfaces Cerveau Machine »


 

 
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