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03/01/2007
> Article extrait de Recherche & Santé n°86 Parmi les épilepsies, celles qui touchent le lobe temporal du cerveau sont les plus fréquentes et les plus résistantes aux traitements. «Le caractère imprévisible des crises et leurs symptômes incontrôlables affectent profondément la qualité de vie de ces patients. Il est donc important de développer des thérapies qui soient aussi fondées sur la compréhension de la physiopathologie de ces crises», souligne le Dr Reibel Foisset, dont les travaux dans le laboratoire du Pr Marescaux à la faculté de médecine de Strasbourg (unité Inserm U.398) ont bénéficié du soutien de la Fondation pour la Recherche Médicale. La crise d’épilepsie entraîne dans l’hippocampe une augmentation de la synthèse d’un facteur de croissance neuronale nommé BDNF (brain-derived neurotrophic factor). Les chercheurs ont montré qu’une perfusion intracérébrale de BDNF chez le rat ralentit l’apparition des crises. Ces effets protecteurs pourraient résulter de l’induction par le BDNF d’une augmentation de la synthèse d’une molécule, le neuropeptide Y. Il semble donc que l’organisme tente lui-même de contrôler les crises. «La possibilité de “stimuler” de tels mécanismes constitue bien sûr un enjeu thérapeutique», explique le Dr Reibel Foisset, qui reste prudente. Nos résultats apportent un nouvel éclairage sur la physiopathologie des épilepsies du lobe temporal, préalable indispensable à la mise au point de nouveaux traitements.» |