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03/01/2007
> Article extrait de Recherche & Santé n°87 En janvier 1999, une journée «Internat et Recherche» était organisée à Paris par l’Alfediam (Association de langue française pour l’étude du diabète et des maladies métaboliques), dans les locaux de la Fondation pour la Recherche Médicale. «Grâce à cette réunion, j’ai pris conscience de la nécessité de renouer avec la recherche», explique Manuel Dolz. Aidé par la Fondation pour la Recherche Médicale, cet endocrinologue a rejoint l’équipe de physiopathologie de la nutrition dirigée par le professeur Bernard Portha (CNRS, Paris). Son travail a porté sur les mécanismes du diabète non insulinodépendant, une pathologie très préoccupante, qui touche 1800000 personnes en France. Ce diabète «de type 2» est lié à l’insuffisance de la sécrétion d’insuline, hormone chargée de réguler le taux de glucose sanguin. En temps normal, l’élévation de la glycémie provoque une entrée de glucose dans les cellules productrices d’insuline (cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas), à l’origine d’une cascade d’évé-nements biochimiques aboutissant Ilots de Langerhans, producteurs d’insuline. à l’augmentation du taux d’ions calcium dans ces cellules. Sur des îlots de Langerhans de rats diabétiques, Manuel Dolz a mis en évidence une association entre la diminution de la sécrétion de l’insuline et des anomalies du métabolisme du calcium. Il a aussi démontré qu’il est possible de restaurer la sécrétion d’insuline en utilisant deux molécules normalement présentes dans l’organisme, le GLP-1 et l’acétylcholine. «Il est possible que ces molécules agissent en réactivant la réponse calcique», explique le professeur Portha. Les anomalies cellulaires responsables du mauvais couplage du métabolisme du glucose et de la sécrétion d’insuline restent à préciser. Avec, à terme, l’espoir d’améliorer le traitement de ces diabètes… A voir : > Dossier complet sur le diabète > Recherche & Santé n° 84 - les diabètes > Exposition "Sucres... en corps" > Site web de l'Alfediam |