
Des travaux récents ont montré que la chimiothérapie, en détruisant les cellules tumorales, favorise l’activation du système immunitaire, qui est alors susceptible d’éliminer les cellules tumorales résiduelles, contribuant de façon essentielle au succès du traitement et à l’évolution vers la guérison.
Toutefois, les tumeurs ont plusieurs lignes de défense et l’une d’elles est formée par les cellules MDSC (myeloid-derived suppressor cells). Ces cellules forment un écran entre les cellules tumorales et des cellules immunitaires capables de les détruire, les lymphocytes « tueurs ». Ainsi pour éradiquer une tumeur, il est nécessaire de vaincre ce dernier barrage.
Le 5-fluorouracil (5-FU) est une drogue utilisée depuis de nombreuses années dans le traitement du
cancer du sein ou du colon. Elle a la capacité d’éliminer cette « garde rapprochée » des cellules tumorales. Malheureusement, la mort des cellules MDSC entraîne aussi la libération d’interleukine-1, qui paralyse l’action des lymphocytes « tueurs » infiltrant la tumeur.
Le projet qui est mené par l’équipe du Dr Ghiringhelli, à la Faculté de médecine de Dijon, est d’identifier l’ensemble des mécanismes d’action du 5-FU sur les cellules MDSC, de façon à comprendre comment la mort de ces cellules peut paralyser le système de défense immunitaire.
Les résultats obtenus permettront la mise au point de protocoles thérapeutiques pour éviter cette paralysie et optimiser les traitements anti-cancéreux.
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| | L’équipe de François Ghiringhelli a été sélectionnée en 2011 par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale, qui lui a attribué le label « Equipe FRM » et lui a accordé une subvention 300 000 €.
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