
Depuis quelques années, les chercheurs ont montré que la stimulation du système immunitaire, dans le cadre du traitement des
cancers, permettait à celui-ci de « reprendre le combat ». Cette approche, que l’on nomme immunothérapie, renforce ainsi l’efficacité de la chimiothérapie.
Les anticorps font partie des médicaments qui sont utilisés en immunothérapie pour faciliter la destruction des cellules cancéreuses. Le Dr Tabiasco, qui travaille au CHU Purpan à Toulouse, étudie un nouvel anticorps appelé CL1-R2, capable dans un modèle expérimental de
cancer du sein chez la souris, de stimuler les cellules tueuses du système immunitaire (les cellules NK) et de bloquer la formation des vaisseaux tumoraux.
Mais avant d’envisager une application en clinique, les chercheurs doivent prouver que les mêmes effets sont observés avec des cellules humaines. Pour cela, ils développent un modèle expérimental de souris sur lesquelles des cellules tumorales humaines ont été greffées, tandis que les cellules immunitaires de la souris ont été remplacées par des cellules NK humaines.
D’autres études sont en cours pour tester l’efficacité d’une injection intra tumorale de l’anticorps à la place d’une injection par voie sanguine, un protocole qui permettrait de diminuer les quantités injectées et de réduire les effets secondaires liés à l’injection d’anticorps.
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| | Ce projet a été sélectionné en 2008 par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche médicale qui lui a accordé une subvention de 110 400 €.
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