Cancer du sein, deux nouveaux projets de recherche financés grâce à la collecte réalisée à l'occasion de La Parisienne
20/10/2009
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Avec une collecte s'élevant à 77 648€, la collaboration avec la course
La Parisienne va permettre de financer cette année deux projets de
recherche sur le cancer du sein.
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> Etude du risque de cancer du sein après un traitement pour un cancer dans l’enfance
Cécile ADAM
Unité Inserm U605
Institut Gustave Roussy, Villejuif
Un des grands enjeux du cancer du sein est sa prévention par l’identification de tous les facteurs de risque sur lesquels on peut agir. C’est le cas des traitements (chimiothérapie ou radiothérapie) qui permettent de guérir un cancer pendant l’enfance, mais qui exposent, à l’âge adulte, à un risque plus grand de survenue d’une autre tumeur.
Le projet de Cécile Adam a pour but d’identifier parmi les éléments du traitement administré pendant l’enfance, ceux qui pourraient augmenter le risque de survenue secondaire d’un autre cancer ; on pourra ainsi choisir pour l’enfant, des schémas thérapeutiques efficaces à court terme et avec de faibles risques pour le reste de la vie adulte.
> Cancer du sein : comprendre son développement pour mieux cibler le traitement
Docteur Karine Lebrin
UMR144 CNRS-Institut Curie
Avec 50 000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Les formes de cancer du sein diffèrent selon les cellules touchées, les molécules altérées et le stade d’évolution. Le traitement doit donc être adapté au type de cancer mais l’insuffisance des connaissances sur les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement normal et tumoral de la glande mammaire limite la mise au point de nouvelles thérapeutiques.
Karine Lebrin et ses collègues chercheurs s’intéressent à une forme de cancer du sein, le carcinome mammaire de type basal, qui représente 15 % de ces tumeurs. Il est associé à un pronostic défavorable d’où l’importance de développer une thérapie ciblée.
Cette équipe a montré qu’une molécule dite d’adhésion, l’intégrine alpha3beta1, est essentielle au développement des carcinomes mammaires de type basal alors qu’elle n’est pas nécessaire au développement de la glande mammaire. Elle cherche à comprendre le rôle de l’intégrine dans la tumorigenèse mammaire et les mécanismes mis en œuvre. Les chercheurs évalueront ensuite la possibilité d’utiliser cette protéine comme cible dans le traitement du cancer. Le modèle murin de développement de cancer du sein mis au point au laboratoire représente un outil de choix pour tester cette cible thérapeutique potentielle dans une première approche pré-clinique.