
Le traitement des
cancers de l’utérus est avant tout chirurgical et jusqu’à ces dernières années, l’extension régionale du cancer était jugée sur la présence de métastases au sein des ganglions de la région pelvienne, qui étaient prélevés en totalité lors de l’intervention et ensuite examinés au microscope.
Toutefois ce « curage » ganglionnaire, qui n’est pas indispensable sur le plan carcinologique dans tous les cas, est par ailleurs un geste lourd de conséquences sur la circulation lymphatique.
De façon similaire à ce qui a été validé pour le
cancer du sein, il a été proposé de substituer à l’analyse histologique de tous les ganglions pelviens, la seule analyse du ganglion sentinelle, premier relais de drainage lymphatique d’un organe. Il a été très clairement démontré dans le
cancer du sein que c'est ce ganglion sentinelle qui a la plus grande probabilité d'abriter des cellules cancéreuses en cas de dissémination.
Depuis quelques années, l’identification du ganglion sentinelle dans le
cancer de l’utérus et la recherche de cellules cancéreuses dans ce ganglion par les techniques les plus performantes est un des objectifs du service de Gynécologie Obstétrique de l’hôpital Tenon au sein duquel a travaillé le Pr Charles Coutant.
Diverses techniques de biologie cellulaire ou de biologie moléculaire ont été comparées quant à leur sensibilité et à leur spécificité pour la détection de micro-métastases au sein des ganglions.
L’analyse en immuno-histochimie avec une combinaison d’anticorps spécifiques des cellules cancéreuses, sur de multiples coupes des ganglions sentinelles, semble la meilleure approche actuelle pour le diagnostic des micro métastases.
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| | Le Pr Charles Coutant a reçu une aide de 16 800 € de la Fondation pour la Recherche Médicale pour initier ce projet.
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