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Autisme : un « malentendu » de la voix humaine

03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°101


On soupçonnait de longue date l’existence d’anomalies de la perception de la voix humaine chez les autistes. Le support physique de cette anomalie vient d’être mis en évidence grâce à l’imagerie cérébrale.
 
L’équipe du Dr Monica Zilbovicius(1), soutenue par la Fondation Recherche Médicale, a montré que lorsque des patients autistes écoutent une voix humaine, les aires cérébrales dédiées à sa perception sont moins activées que chez des adultes indemnes de la maladie. Autre aspect intéressant : si on fait écouter à ces patients des enregistrements de sons humains (rire, toussotement…), mais aussi animaux (bêlement, aboiement…) et qu’on leur demande ce qu’ils ont entendu, les autistes ne citent que les sons animaux. Ils entendent bien les sons humains mais leur donnent une importance moindre. Difficile de généraliser ces résultats obtenus auprès d’un petit nombre de patients, mais on a désormais la preuve qu’il existe, chez certains autistes, un handicap dans la perception auditive ou visuelle qui contrarie l’interaction sociale. Le Dr Zilbovicius espère que ce déficit neurologique puisse être corrigé par un apprentissage spécifique. Elle s’apprête à mettre au point une prise en charge des patients ciblée sur ces déficits.

■  Source : Nature Neuroscience, août 2004
(1) Équipe mixte Inserm-CEA, Imagerie cérébrale et Psychiatrie, Orsay. 

 
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LE DON UTILE

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172 200 euros

La Fondation Recherche Médicale
a soutenu neuf programmes de
recherche sur l’autisme depuis
trois ans. 16 500 euros ont été consacrés
spécifiquement aux travaux
décrits ci-dessus.
 

Détecter le syndrome d’Asperger dès 3 mois
Au lieu d’attendre l’âge de 6 ou 7 ans, les médecins peuvent désormais dépister un syndrome d’Asperger chez l’enfant dès 3 mois. Ce trouble autistique se distingue des autres par l’absence de retard de l’acquisition du langage, les malades pouvant avoir des capacités extraordinaires en musique, peinture ou mathématiques. Une équipe américaine a défini de nouveaux critères diagnostiques : la forme particulière de la bouche et des mouvements caractéristiques (déséquilibre en position assise, réflexes posturaux). Ces critères devraient permettre une prise en charge plus précoce et plus efficace.
[Source : PNAS, août 2004]

 
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