
Les causes de l’autisme, actuellement désigné sous le terme de
« troubles envahissant du comportement », restent inconnues bien que différentes altérations génétiques aient été retrouvées chez certains patients. Malgré leurs aptitudes intellectuelles et linguistiques normales, les autistes montrent un déficit d’interaction sociale important, s’exprimant par une absence de contact avec les yeux de l’interlocuteur et une compréhension des comportements d’autrui très réduite.
L’ocytocine joue un rôle crucial dans le renforcement du comportement social et émotionnel et un défaut de cette hormone a été rapporté chez des patients.
L’équipe dirigée par Angela Sirigu a examiné si l’administration d’ocytocine était susceptible d’améliorer les interactions sociales d’autistes, par rapport au placebo. Les chercheurs ont ainsi étudié le comportement social des patients pendant qu’ils interagissaient avec d’autres personnes dans un jeu de balle sur l’ordinateur. Ils ont également mesuré la trajectoire des yeux pendant que les patients observaient des visages.
Sous l’effet de l’ocytocine les patients ont regardé plus longtemps les visages, en particulier, dans la région des yeux. Durant le jeu de balle, ils ont préféré jouer avec le partenaire le plus coopérant démontrant ainsi une capacité à comprendre les différents profils sociaux.
Cette étude montre pour la première fois un effet thérapeutique potentiel de l’ocytocine sur le déficit social chez les autistes. D’autres tests comportementaux et des études en Imagerie par Résonnance Magnétique sont actuellement en cours afin de comprendre les effets de cette hormone sur le cerveau.
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| | Ce projet de recherche a été sélectionné en 2010 par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale qui a accordé une subvention de 15 600 € à Elissar Andari pour terminer sa thèse sur ce sujet.
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