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Attaques cérébrales : un traitement moins nocif en perspective

03/01/2007
D'après Recherche & Santé


Quand un caillot de sang prive le cerveau de son oxygène, il faut à tout prix le détruire pour éviter le décès. Mais la molécule utilisée à cette fin, le tPA, n’est pas sans risques, si l’on en croit les travaux récents d’une équipe de l’Inserm qui ouvrent de nouvelles pistes. Explications de Denis Vivien, directeur de l’équipe. 
 
> Quelles sont les principales conclusions à tirer de votre étude ?

Les expériences que nous avons menées montrent que le tPA est capable de passer des vaisseaux sanguins au tissu cérébral. Et des recherches antérieures nous ont appris que dans le cerveau, ce tPA augmente la production de glutamate. Or, si en temps normal le glutamate a des effets positifs sur la mémoire et l’apprentissage, il devient toxique en présence de tPA et favorise la dégénérescence des neurones lors du traitement d’un accident vasculaire cérébral.

> Vos résultats ouvrent-ils de nouvelles perspectives de traitement ?
Nous avons pu comprendre comment le tPA passe du sang au cerveau. Il se lie à un récepteur/transporteur particulier, le LRP, et traverse ainsi la paroi des vaisseaux avant d’être libéré dans le cerveau. On pourrait donc diminuer les effets secondaires du tPA en l’empêchant de traverser les vaisseaux (en bloquant sa liaison au récepteur LRP) ou en agissant sur sa cible au niveau des neurones, le récepteur au glutamate.

> Laquelle de ces deux voies a votre préférence ?

La seconde. Car en bloquant le transfert du tPA vers le cerveau, on augmenterait sa concentration dans le sang, d’où un risque d’hémorragie. Nous avons, en revanche, des résultats qui montrent que la seconde voie améliorerait considérablement les déficits neurologiques consécutifs à une attaque cérébrale. Il y a donc bien l’espoir de nouveaux traitements.
Source : Circulation, mai 2005  
 
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LE DON UTILE
49 200 euros
Le laboratoire dans lequel Denis Vivien
a mené ces études a bénéficié de trois aides
en 2002 pour ses travaux sur les accidents
vasculaires cérébraux.
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