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Alzheimer, schizophrénie… : les astrocytes, nouvelles cibles thérapeutiques ?

21/01/2010
Dr Stéphane OlietFortement soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale depuis 2008, les travaux de Stéphane Oliet, directeur d’une équipe de recherche de l’unité Inserm 862 * à Bordeaux, ont permis la découverte de nouvelle clé dans la compréhension du fonctionnement du cerveau.

Les neurones ne sont pas les seuls acteurs de la communication cérébrale. Les astrocytes, d’autres cellules du cerveau, ont un rôle crucial dans la transmission de l’information. Stéphane Oliet, directeur d’une équipe de recherche de l’unité Inserm 862 « Physiopathologie de la plasticité neuronale » à Bordeaux, l’avait déjà montré dans une région du cerveau impliquée notamment dans le sommeil, la faim, la soif.

Il étend aujourd’hui cette découverte à une autre zone cérébrale : l’hippocampe, qui a un rôle dans la mémoire et l’apprentissage.

Les neurones ont longtemps été considérés comme les seules cellules participant à la transmission de l’information, les seuls acteurs de nos moindres faits et gestes. Les cellules gliales, qui représentent près de
90 % des cellules du cerveau chez l’homme, sont longtemps restées cantonnées à un rôle de soutien des neurones. Il est aujourd’hui établi qu’elles interagissent avec les neurones afin d’assurer des fonctions fondamentales dans le cerveau.


AstrocytesEn 2006, Stéphane Oliet et son équipe montraient que la transmission de l’information se faisait via une synapse tripartite, composée de trois éléments : un neurone émetteur d’où provient l’information, un neurone récepteur qui intègre cette information et un astrocyte (un type de cellules gliales) qui favorise la transmission du signal.


L’existence de cette synapse tripartite avait été démontrée dans une région du cerveau appelée hypothalamus, qui intervient dans le sommeil, la faim, la soif, l’activité sexuelle et les émotions. Les chercheurs montrent aujourd’hui sa présence dans une autre région du cerveau : l’hippocampe, directement impliquée dans la mémoire et l’apprentissage. Ils révèlent également que la libération de la D-sérine – une substance qui favorise la communication neuronale – par la cellule gliale dépendrait de la concentration en calcium de cette cellule.


Ces découvertes font des cellules gliales et de la D-sérine de nouvelles cibles thérapeutiques ; elles pourraient aboutir à terme au développement de nouveaux traitements pour des pathologies neuronales et psychiatriques, comme la schizophrénie ou la maladie d’Alzheimer, dans lesquelles apparaissent des troubles de la communication entre neurones.


Ces travaux sont parus dans la revue Nature datée du 14 janvier 2010.



   
Stéphane Oliet
 
 

Dons en neurologie
L’équipe de Stéphane Oliet a reçu le label « Equipe FRM » en 2007 et un financement global de 210 000 euros pour son projet de recherche.

 
     



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* Unité Inserm 862 « physiopathologie de la plasticité neuronale »
Université Victor Segalen Bordeaux 2 / Neurocentre Magendie


 
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