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Alzheimer : repérer les déficits d’attention au plus tôt


03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°97

La maladie d’Alzheimer frappe aujourd’hui 6% des plus de 65 ans, et on estime qu’elle va progresser de 25% d’ici 2010. Les médicaments actuels retardent la maladie, mais un vaccin thérapeutique capable de résorber les lésions cérébrales reste l’espoir le plus solide. Or, un traitement sera d’autant plus efficace qu’on saura repérer très tôt la maladie.

 
Faites un don en ligne !> Déficits de l’attention : premier signe d’Alzheimer
«À côté des déficits de la mémoire, ceux de l’attention sont tout aussi précoces et doivent être pris en compte», explique Hélène Amieva, qui, grâce à l’aide de la Fondation Recherche Médicale, intègre le CNRS comme chargée de recherche. Son but : évaluer la place des troubles de l’inhibition dans les déficits attentionnels. « Planifier une tâche demande au cerveau de bloquer l’arrivée de nombreuses informations pour ne traiter que les plus pertinentes, c’est-à-dire celles qui sont nécessaires pour cette action. Des tests montrent que ce processus de sélection, appelé inhibition, devient moins efficace très tôt dans la maladie : le sujet est pris dans un brouhaha d’informations qui parasitent sa pensée et contribuent aux déficits d’attention.» L’objectif  est donc d’arriver à définir un véritable profil de ces déficits annonçant l’entrée dans la maladie. «Nous avons recruté 1 500 personnes de plus de 65 ans, non malades, que nous allons suivre durant plusieurs années. Certaines développeront une maladie d’Alzheimer, et comme toutes auront été suivies par des tests réguliers, nous pourrons connaître la chronologie d’apparition des troubles de la mémoire ou de l’attention. Par ailleurs, l’étude en imagerie fonctionnelle du fonctionnement cérébral des personnes atteintes par cette maladie permettra d’identifier plus tôt les anomalies associées à ces troubles précoces de l’attention. Nous espérons ainsi pouvoir maximiser l’efficacité des traitements dans l’avenir.»

 
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Les travaux d’Hélène Amieva ont été financés grâce à un partenariat entre Réunica Prévoyance et la Fondation Recherche Médicale à hauteur de 18300 euros.
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