
À partir d’une prise de sang trimestrielle, il s’agit de mesurer la proportion de l’hémoglobine glyquée, c’est-à-dire ayant fixé du sucre. Inférieure à 6 % chez les non-diabétiques, elle augmente avec le diabète et reflète le niveau moyen de sucre dans le sang, jour après jour, sur trois mois. Pourquoi 7 % ? « Établi selon les recommandations internationales, ce seuil est un bon compromis pour fixer un objectif réalisable aux diabétiques, explique le Pr Bernard Charbonnel, chef du service d’endocrinologie du CHU de Nantes. On sait qu’il correspond à un taux très faible de complications : le risque de complications oculaires à dix ans est ainsi inférieur à 10 %. » Quant à l’autocontrôle quotidien de la glycémie, il reste nécessaire pour les personnes traitées par l’insuline. Mais ne s’impose pas chez les diabétiques de type 2 : « il sert plutôt de mesure d’accompagnement, effectuée de façon temporaire, pour sensibiliser les patients aux effets positifs des changements de mode de vie (alimentation et activité physique) sur la glycémie. »