13/11/2011
Une simple analyse de sang ou d’urine devrait bientôt permettre de détecter la signature génétique d’un cancer.
Une aide précieuse pour dépister certaines tumeurs et adapter les traitements.
À un stade précoce de cancer, le sang et les urines du patient contiennent de l’ADN tumoral qui provient de cellules cancéreuses mortes. Mais cet ADN est en quantité souvent trop faible pour être détecté par des méthodes classiques. C’est pourquoi des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et des universités de Paris V et Strasbourg ont mis au point une méthode de détection de l’ADN tumoral dans des gouttelettes de sang d’à peine quelques picolitres (un millionième de litre). Testée avec succès sur des cellules tumorales cultivées en laboratoire, cette méthode a permis de révéler la présence – même sur des quantités infimes d’ADN tumoral – de mutations dans des gènes impliqués dans le cancer du côlon ou certaines leucémies.
« Cette technique est basée sur l’utilisation de molécules fluorescentes qui se lient spécifiquement à certains gènes. Elle devrait permettre de visualiser rapidement des gènes cibles présents même en très petite quantité dans des échantillons sanguins », explique Valérie Taly, chercheuse au CNRS. Reste maintenant à valider ces travaux avec des échantillons cliniques issus de patients.
En jeu : la détection précoce de récidives ou encore des résistances à certains traitements. Pour le cancérologue, ce sera alors un outil très utile pour élaborer un suivi personnalisé de la maladie et adapter au mieux le traitement.
Source : Recherche & Santé n°128 - 4 trimestre 2011