
C’est une maladie chronique qui évolue par poussées, entrecoupées de périodes d’amélioration. Parfois invalidante en société, elle l’est aussi dans l’intimité, car, dans la moitié des cas, elle rend les rapports sexuels douloureux. Des médicaments peuvent soulager, mais rien ne permet encore d’en guérir. En effet, son origine exacte n’a pas été clarifiée. Contrairement à la cystite « classique », elle n’est pas due à une infection bactérienne. Différentes hypothèses ont été avancées : celle d’une hypersensibilité des nerfs de la vessie, d’une réaction autoimmune – où le patient fabriquerait des anticorps contre sa propre vessie –, ou bien d’un trouble de la perméabilité de la muqueuse vésicale qui laisserait pénétrer des substances toxiques engendrant l’inflammation. Des groupes de recherche spécialisés, en Europe et aux États- Unis, travaillent pour répondre au plus vite à ces questions et améliorer le quotidien des malades. ■
Conseil médical : Dr Jean-Jacques Wyndaele,
département d’urologie, hôpital universitaire d’Anvers (Belgique).