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Agents infectieux : un combat jamais gagné !

13/09/2005
Au départ, le cancer du col de l'utérus est une infection due à l'un des virus les plus fréquents dans le monde qui s’installe tranquillement dans la machinerie cellulaire. Celui-ci peut s'y multiplier et rester relativement silencieux mais il parvient parfois à détourner certaines fonctions jusqu'à bloquer des mécanismes de protection et aboutir à un cancer. Certains gènes de ce virus sont connus. Les virus ont également un patrimoine génétique et leur ADN est programmé pour s'installer très facilement dans l'organisme. Le virus va y prendre ce qu'il n'a pas forcément en lui en se conduisant comme un parasite même s'il n'en est pas un en termes de classification biologique.
Certains papillomavirus ne sont pas cancérigènes, d'autres le sont. Ce virus est très connu puisque les papillomes, les petites boules sur la peau telles que les verrues cutanées (qui ne sont absolument pas cancérigènes), font partie de la famille des papillomavirus qui compte une centaine de membres. Certains infestent les épidermes et d'autres les muqueuses. Il est ici question des papillomavirus des muqueuses génitales, anales, ORL. Dans l'état actuel des connaissances, ils sont surtout impliqués au niveau des muqueuses du col de l'utérus et de l’anus. La recrudescence des cancers anaux dans le monde est liée à des modes sexuels qui évoluent.
Par chance, le HPV (Human Papilloma Virus) s’élimine tout seul dans 60 % des cas, voire davantage en fonction de l'immunité naturelle. Il s'agit principalement d'une infection sexuellement transmissible et les femmes l'éliminent très souvent sans s'en rendre compte.

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