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Sclérose en plaques (SEP)



2. Quels sont les récents progrès en matière de diagnostic ?

Le diagnostic de la sclérose en plaques reste délicat

La sclérose en plaques demeure difficile à diagnostiquer, en l'absence de symptômes et de signes spécifiques de la maladie. Toutefois, un nouvel outil est récemment venu enrichir la panoplie des critères cliniques utilisés pour le diagnostic : la technique d'imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale, qui révèle la présence des plaques dans le cerveau et la moelle épinière, en évitant tout geste invasif.

 
La technique d'IRM est d'une aide précieuse


Cette technique d'IRM permet aussi de progresser dans la compréhension de l'histoire naturelle de la maladie : elle a révélé que les plaques lésionnelles sont 20 fois plus nombreuses dans le système nerveux central des sujets atteints que les manifestations cliniques de la maladie. Autrement dit, de nombreuses plaques apparaissent puis disparaissent dans le cerveau ou la moelle épinière sans provoquer de symptômes chez le patient, où les poussées ne se produisent en moyenne que tous les 18 mois.

La technique d'IRM offre également une méthode précise et rapide pour tester l'efficacité de nouvelles molécules d'intérêt thérapeutique. Elle permet en effet d'observer l'effet de ces molécules sur le nombre de plaques présentes. On peut ainsi réaliser une présélection relativement rapide (environ un an), avant de se lancer dans de véritables essais cliniques, qui durent environ 5 ans.



 
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