La sclérose en plaques débute le plus souvent par des troubles de la vue, de l'équilibre, de la marche et de la sensibilité. Son évolution est imprévisible. Chez 75 % des patients, elle entraîne des handicaps nécessitant l'utilisation d'une canne ou d'un fauteuil roulant. La maladie est liée à la présence de "plaques" qui sont des lésions présentes dans le cerveau et la moelle épinière.
La sclérose en plaques débute à un âge moyen de 29 ans. Elle touche 2 femmes pour un homme.
On distingue trois formes d'évolution :
les formes "rémittentes" évoluent par poussées, suivies de rémissions. Elles concernent 20 % des patients, les moins atteints le plus souvent,
les formes progressives d'emblée concernent 10 à 15 % des patients. Elles sont le plus souvent sévères,
chez 65 % des patients, la maladie prend d'abord une forme rémittente, puis elle évolue de façon progressive pour aboutir à des handicaps qui, s'ils n'influencent pas le pronostic vital, altèrent notablement la qualité de la vie.
Au plan histopathologique, le cerveau des malades présente des lésions bien circonscrites qui forment des "plaques" (d'où le nom de la maladie) :
on observe une accumulation de cellules inflammatoires (lymphocytes, plasmocytes et macrophages),
il y a destruction de la gaine de myéline (la myéline est l'enveloppe de protéines, de lipides qui entourent le nerf et participent à la conduction de l'influx nerveux). Ces lésions ne concernent que la myéline du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), épargnant la myéline des nerfs périphériques.