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Schizophrénie


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5. Annexes

Echelle d'appréciation des symtpômes positifs

Cette échelle permet de suivre l’évolution des symptômes productifs au cours du temps ou lors des différents traitements. Elle comporte 34 items répartis en 4 composants :

• Hallucination
– Hallucinations auditives
– Commentaires des actes de la pensée
– Hallucinations de conversations
– Hallucinations somatiques ou tactiles
– Hallucinations olfactives
– Hallucinations visuelles
– Évaluation globale de l’importance des hallucinations
 
• Idées délirantes
– Idées délirantes de persécution
– Idées délirantes de jalousie
– Idées délirantes de culpabilité ou de péché
– Idées délirantes de grandeur
– Idées délirantes religieuses
– Idées délirantes somatiques
– Idées de référence, idées délirantes de référence
– Idées délirantes d’influence
– Idées délirantes de lecture de la pensée
– Divulgation de la pensée
– Idées délirantes de pensée imposée
– Idées délirantes de vol de la pensée
– Évaluation globale de la sévérité des idées délirantes
 
• Comportement bizarre
– Habillement et présentation
– Conduite sociale et sexuelle
– Comportement agressif ou agité
– Comportement répétitif ou stéréotypé
– Évaluation globale de la sévérité du comportement bizarre
 
• Troubles de la pensée formelle non déficitaire
– Relâchement des associations
– Tangentialité
– Incohérence
– Pensée illogique
– Discours (pensée) circonlocutoire (digressive)
– Logorrhée
– Distractabilité du discours
– Associations par assonances
– Évaluation globale du trouble de la pensée formelle


 

Échelle d’appréciation des symptômes négatifs

Cette échelle a été élaborée dans les années 1980, après celle des symptômes positifs, plus facilement identifiables et plus sensibles aux traitements :
 
• Retrait ou pauvreté affective
– Expression figée du visage
– Diminution des mouvements spontanés
– Pauvreté de l’expression gestuelle
– Pauvreté du contact visuel
– Absence de réponses affectives
– Affect inapproprié
– Monotonie de la voix
– Évaluation globale de la pauvreté affective
 
• Alogie
– Pauvreté du discours
– Pauvreté du contenu du discours
– Barrages
– Augmentation de la latence des réponses
– Évaluation globale de l’alogie
 
• Avolition, apathie
– Toilette, hygiène négligées
– Manque d’assiduité au travail ou à l’école
– Anergie physique
– Évaluation globale de l’avolition et de l’apathie
 
• Anhédonie, retrait social
– Manque d’intérêts et d’activités de loisirs
– Manque d’intérêts et d’activités sexuels
– Incapacité à vivre des relations étroites ou intimes
– Manque de relations avec les amis et les collègues
– Évaluation globale de l’anhédonie et du retrait social
 
• Attention
– Inattention dans les activités sociales
– Inattention durant la cotation
– Évaluation globale de l’attention


 
Mortalité de patients schizophrènes (étude soutenue par la FRM depuis 1993)

La mortalité des malades mentaux est beaucoup plus élevée que celle de la population générale, alors même que leurs pathologies sont rarement létales. Cependant, il n’existe pas de statistiques sur ce phénomène. La schizophrénie est une maladie mentale coûteuse pour la société car la plus fréquente après la dépression, et aussi la plus handicapante pour les personnes qui en sont atteintes. Pour toutes ces raisons, Françoise Casadebaig, chercheur démographe épidémiologiste dans l’unité Inserm U.513 “ Neurobiologie et Psychiatrie ”, a lancé un appel à collaborations, en 1993, afin de mieux connaître la “ Mortalité des patients schizophrènes ”. Cette étude, qui porte sur 10 ans, repose sur une cohorte de 3 500 patients schizophrènes suivis en secteurs psychiatriques, contrôlés chaque année. Elle vise à évaluer l’état de santé et l’accès aux soins de ces patients, ainsi que les causes de leur mortalité, en les comparant aux données nationales de mortalité de l’INSEE et de l’Inserm et aux résultats des enquêtes en population générale du CREDES.
Concernant l’état de santé, plusieurs pathologies sont sur-représentées chez les schizophrènes : le diabète acquis et l’obésité (mauvaise hygiène alimentaire), les maladies respiratoires (consommation de tabac), les maladies circulatoires (sur-consommation de médicaments), le Sida (rapports sexuels non protégés), l’épilepsie (non expliquée). Concernant la mortalité, les résultats confirment les hypothèses : la mortalité de ces patients, tous âges, sexes et causes confondus, est de 4,5 fois supérieure à celle de la population générale, ce qui constitue un risque relatif très important. Par ailleurs, le taux de mortalité par suicide diminue avec le vieillissement des patients ; 50 % des décès étaient des suicides en 1993, versus 20 % (ce qui reste très élevé) en 1998, ce qui suggère un risque très important en début de maladie. Selon Françoise Casadebaig, “ Le taux de mortalité pour cause naturelle est 2,5 fois supérieur à celui de la mortalité en population générale. La prévention de la co-morbidité (associée à la schizophrénie) et du suicide dans cette population passe donc par une attention plus grande à certains symptômes qui peuvent parfois être déroutants et par une plus grande vigilance médicale ”.


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