Le don utile. Faites un don pour aider la recherche

Vous êtes ici :



Imagerie médicale



4. Quelles sont les spécificités des différents examens d'imagerie médicale (partie 2/2) ?

La scintigraphie

Mise au point en 1958 par l'américain Hal Hanger, la scintigraphie utilise une petite quantité de radioactivité pour réaliser des images (d'où le nom de médecine nucléaire). Elle permet de visualiser le fonctionnement d’un organe (coeur, poumons, reins, vessie, organes digestifs) ou de tout un système (système ostéo-articulaire, système endocrinien, système immunitaire…). Elle permet en procédant au « marquage » de certaines molécules de l’organisme, d’en étudier la circulation dans le corps (scintigraphie des globules blancs par exemple). Ces cellules « marquées » peuvent être visualisées sur la caméra car elles irradient de la lumière.
 
> Informations pratiques
Cet examen est pratiqué dans les services de médecine nucléaire (compte-tenu de la radioactivité des isotopes).Il coûte de 120 à 420 euros (de 800 à 3 000 FRF), et remboursé à 70% par la sécurité sociale.
 
La tomographie par émission de positons (TEP)
 
Développée par deux américains, William Sweet et Gordon Brownell, la tomographie par émission de positons (TEP ou PET = "Positron emission tomography", en anglais) ne donne pas d’image anatomique mais renseigne sur la biochimie des organes. Elle fournit des informations sur le fonctionnement des tissus normaux et pathologiques. Suivant l’isotope radioactif utilisé, elle donne au médecin des informations spécifiques sur le métabolisme des tissus. Elle permet d’étudier in vivo le fonctionnement biochimique d’un organe, tel que le cerveau, le coeur ou les poumons, en donnant des informations spécifiques sur le métabolisme de ses tissus : flux et volume sanguin, consommation cellulaire du glucose… Les cellules cancéreuses par exemple consomment plus de glucose que les cellules bénignes, ce qui permet de repérer par cette technique d’éventuels « points chauds » témoins de récidives cancéreuses. Si elle est particulièrement intéressante en cancérologie, la TEP a des applications dans d’autres disciplines : en neurologie, elle permet par exemple de visualiser les pertes neuronales du système dopaminergique qui signent la maladie de Parkinson, ou bien encore les zones hyperactives du cerveau dans l’épilepsie. Elle offre en outre la possibilité de tester in vivo l’efficacité des médicaments, ce qui intéresse notamment la cardiologie dans la mise au point de nouveaux traitements.

En France, l’usage de la TEP est encore peu répandu : seuls 5 appareils à visée médicale sont installés, ceci s’expliquant en partie par le faible nombre de cyclotrons implantés. Or la proximité d’un cyclotron est absolument indispensable car les produits utilisés pour la TEP n’ont une durée de vie que de quelques heures.



En 1 clic...

Recevez la e-lettre d'infos

Recherche

Accès direct