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Imagerie médicale



3. Quelles sont les spécificités des différents examens d'imagerie médicale (partie 1/2) ?

La radiographie

  
La radiographie standard permet principalement d’obtenir des clichés en deux dimensions des structures osseuses et articulaires : elle est notamment utilisée en orthopédie, en rhumatologie et en orthodontie où elle permet d’étudier les traumatismes osseux (fractures, etc.), les déformations du squelette ou les implantations dentaires. La pneumologie y a aussi recours (radio des poumons). Chez la femme, la radiographie du sein (mammographie) est devenue un examen systématique de prévention du cancer du sein.
Il est aussi possible de visualiser certains organes ou parties creuses, habituellement invisibles aux rayons X, en les « remplissant » d’un produit de contraste, opaque aux rayons X : c’est la radiographie de contraste.
 
> Informations pratiques
L’examen radiographique est pratiqué dans les nombreux centres de radiologie répartis sur l’ensemble du territoire français. Il coûte de 25 à 300 euros (160 à 2000 FRF), remboursés à 70% par la Sécurité sociale. Il n’y a pas à demander d’entente préalable.


Le scanner (tomodensitométrie)

  
Le scanner explore un volume du corps : c’est en quelque sorte une « endoscopie virtuelle » qui permet d’établir des images tridimensionnelles des organes ou des tissus (os, muscles ou vaisseaux) constitutifs des zones scannées. À son apparition, il a révolutionné la neurologie en offrant la possibilité de « voir » le cerveau. Dans cette dernière indication, il tend de plus en plus à être remplacé, lorsque cela est possible, par l’IRM. Car si le scanner permet de visualiser une modification de volume ou une anomalie de structure (tumeur, embolie, anévrisme…), il ne permet pas d’en préciser la nature (inflammation, cancer, etc.). En cancérologie, il permet de contrôler la réponse à la chimiothérapie. Il peut aussi être utilisé en chirurgie pour renseigner plus précisément sur les zones où l’intervention est envisagée ou bien encore pour guider les drainages et les biopsies…
Pour l'étude de certains organes, il peut être nécessaire d'injecter (par voie intra-veineuse ) ou d’ingérer un "produit de contraste " à base d'iode, opaque aux rayons X.
Les images numériques obtenues sont des images « de coupe » , voire même des images en 3D. Avantage de la numérisation des images, les résultats peuvent être mis sur CD-ROM, ce qui en facilite le stockage.
 
> Informations pratiques
300 centres, hôpitaux et cliniques, sont habilités à pratiquer des scanners en France. L’examen coûte environ 153 euros (1000 FRF). Il est remboursé à 70% par la Sécurité sociale.
 


 L'échographie

   
L’échographie permet d’explorer le coeur, les organes digestifs (foie, rate, pancréas, vésicule biliaire), urinaires (vessie, reins) et génitaux (prostate et testicules, ovaires et utérus). Le tube digestif et les poumons, de même que les os et les gaz, ne lui sont en revanche pas accessibles.
L’échographie doppler, qui utilise une sonde plus fine, permet d’explorer le système vasculaire et a des indications majeures pour les maladies des veines et des artères.
Les échographies de la grossesse permettent d’apprécier la vitalité et la morphologie du foetus ainsi que son environnement (liquide amniotique, placenta, cordon, …).
En noir et blanc à ses débuts, l’échographie permet aujourd’hui d’obtenir des clichés en couleur. Avec l’apport de la vidéo, elle peut même enregistrer des séquences animées.
 
> Informations pratiques
Cet examen est pratiqué dans de très nombreux centres en France, voire directement dans le cabinet du médecin. Hors obstétrique, il coûte de 30 à 137 euros ( entre 200 et 900 FRF ) et est remboursé à 70% par la Sécurité sociale. Pour la femme enceinte, trois échographies obstétricales sont proposées, à 10, 20 et 30 semaines de grossesse. Elles coûtent de 30 à 80 euros (de 200 à 500 FRF) et sont entièrement prises en charge par la Sécurité sociale.


L’imagerie par résonance magnétique (IRM)


L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser la structure anatomique de tout volume du corps, en particulier des « tissus mous » tels que le cerveau, la moelle épinière, les viscères, les muscles ou les tendons. (IRM anatomique, qui repose sur l’aimantation des atomes d’hydrogène, présents notamment partout où il y a de l’eau (80 % du poids corporel) ou de la graisse). L’IRM permet aussi de suivre l’activité d’un organe tel le cerveau, à travers l’afflux de sang oxygéné dans certaines de ses zones (IRM fonctionnelle, qui repose sur l’aimantation des noyaux d'hydrogène induite par la présence de l’hémoglobine des globules rouges du sang).
Contrairement au scanner X, qu’elle remplace dans de nombreuses indications, l’IRM permet de mieux définir la nature des lésions observées. Elle est utilisée en neurologie (diagnostic de la sclérose en plaques, de la maladie d’Alzheimer, de l’épilepsie, des accidents vasculaires cérébraux ou des lésions de la moelle épinière) ainsi qu’en ophtalmologie, en endocrinologie, en Oto-rhino-laryngologie (ORL), en ostéoarticulaire et en cardiovasculaire.
 
> Informations pratiques
Compte-tenu d’un sous-équipement en appareils en France (moins de 200 appareils sur l’ensemble du territoire !), l’IRM est souvent indisponible. Les délais d’attente pour obtenir l’examen sont fréquemment de l’ordre de 30 jours. Dans le contexte de l'urgence, il est là encore possible de remplacer l’IRM par un scanner aux rayons X, aux moindres performances.
L’IRM coûte de 380 à 500 euros (de 2500 à 3000 FRF). Il est remboursé à 70% par la Sécurité sociale dans tous les cas. Il n’y a pas à demander d’entente préalable.


 
La spectroscopie par résonance magnétique (SRM)


La spectroscopie par résonance magnétique permet d'obtenir des informations sur le métabolisme des cellules qui composent les tissus, grâce au dosage des molécules biologiques, dont la concentration est de quelques grammes par litre dans le tissu étudié au cours de son fonctionnement. Ses applications principales concernent l’étude du métabolisme musculaire et l’étude du métabolisme cérébral. Par exemple, la SRM du noyau phosphore permet l’étude biochimique du muscle pendant et après un effort intense grâce au dosage des métabolites musculaires contenant du phosphore (phosphocréatine, ion phosphate, ATP, ADP…). La SRM peut aussi détecter des processus inflammatoires, infectieux, tumoraux ou dégénératifs, mais les anomalies observées ne sont pas spécifiques de tel ou tel processus. Aussi l'apport de la SRM par rapport à l'IRM classique fait-il encore l’objet d’études.



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