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Diabètes


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1. Qu'est-ce que le diabète ?

Les différentes formes de diabète

Le diabète, qui se caractérise par un excès de sucre (glucose) dans le sang, permanent ou quasi-permanent, est la conséquence de causes multiples. On distingue classiquement deux grands types de diabète : le diabète de type 1, autrefois appelé insulino-dépendant (DID) et le diabète de type 2, autrefois appelé non insulino-dépendant (DNID).
 
Le premier (type 1), qui regroupe environ 10% des personnes touchées, est également appelé diabète"maigre"ou diabète juvénile. Il résulte d'une incapacité du pancréas à sécréter une quantité suffisante d'insuline, hormone indispensable pour freiner l'augmentation de la glycémie, après le repas par exemple. Il s'agit d'une maladie"auto-immune", c'est-à-dire une maladie dans laquelle l'organisme retourne ses mécanismes de défense naturels contre son propre pancréas, ce qui conduit à la destruction progressive des cellules sécrétrices d'insuline, les cellules bêta des îlots de Langerhans. Le diabète de type 1 nécessite donc un apport régulier d'hormone extérieure.
 
Le second (type 2), anciennement nommé diabète "gras" ou diabète de la maturité, survient souvent après la quarantaine chez des personnes en surpoids. Il résulte de l'association de deux anomalies interdépendantes : une insulino-résistance, c'est-à-dire une moindre sensibilité à l'insuline des cellules cibles de l'organisme (tissu adipeux, foie et muscles) et une moindre sécrétion d'hormone en réponse au glucose (sucre). Les mécanismes qui conduisent au diabète de type 2 sont fort nombreux : une hyperglycémie chronique est constatée dans une soixantaine de pathologies différentes.
 
La nature du dysfonctionnement

Le diabète est lié à une insuffisance de sécrétion et/ou d'action de l'insuline, qui est essentielle à l'assimilation, l'utilisation et la mise en réserve du glucose (sucre) apporté par l'alimentation.
 
Lors de la digestion, des enzymes dégradent les aliments en petites molécules, et notamment en glucose. Après avoir traversé l'épithélium intestinal, ce dernier se retrouve dans la circulation sanguine, augmentant ainsi la glycémie. A ce signal, les cellules bêta sont censées sécréter une grande quantité d'insuline qui circulera dans l'organisme.
 
La présence d'insuline dans le sang est habituellement détectée par les cellules du foie, des muscles et des tissus graisseux, qui se mettront alors à utiliser le glucose comme carburant ou à le stocker pour un emploi ultérieur. D'où un retour à la normale de la glycémie.
 
En cas de diabète, ce processus est inopérant, soit en amont suite à une carence (totale ou partielle) de sécrétion d'insuline (type 1), soit en aval en raison d'une déficience de réponse des cellules cibles (insulino-résistance fréquente dans le type 2). Dans ce deuxième cas, la sécrétion d'insuline ne peut faire face aux besoins accrus par l'insulino-résistance.


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