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Diabètes



4. Comment améliorer les traitements actuels ?

Traitement du diabète de type 2

Une partie importante du traitement consiste à adopter un mode de vie plus sain, en pratiquant un sport et en absorbant à heures régulières une alimentation équilibrée et peu calorique.
 
Des médicaments oraux sont également prescrits pour réguler la glycémie, surtout pour l'abaisser après les repas.
 
De nouveaux principes actifs sont à l'étude, notamment des "sensibilisateurs" à l'insuline, c'est-à-dire des agents qui luttent contre la résistance des tissus cibles de l'organisme à l'action de l'hormone. Ceux-ci favorisent ainsi la captation du glucose (sucre) par les cellules du foie, des muscles et du tissu graisseux. Les plus prometteurs sont la troglitazone et ses dérivés. De même qu'un dérivé du glucagon, le GLP1, qui ralentit le processus de digestion et stimule la sécrétion d'insuline en réponse au glucose.


Traitement du diabète de type 1

Les recherches s'orientent dans deux directions différentes. L'une vise à accroître l'efficacité ou le confort d'utilisation des traitements actuels par l'insuline. L'autre, qui semble relever de la science fiction mais sur laquelle travaillent un grand nombre de chercheurs, consiste à restaurer chez le malade une sécrétion régulière d'hormone en lui greffant des cellules ou un organe artificiel capables de mimer l'action d'un pancréas valide.
 
Nouvelles voies d'administration de l'insuline
Une alternative aux piqûres est déjà proposée. Ces injecteurs sans aiguille, dont beaucoup imitent la forme d'un stylo, pulvérisent l'insuline sous pression à travers la peau. Ils rendent ainsi l'injection plus simple, plus rapide, plus discrète… En d'autres termes, moins médicalisée. L'administration par voie nasale est aussi envisagée. Les études ont toutefois prouvé que l'utilisation de sprays à insuline augmentait sensiblement la vitesse d'action de l'hormone. Leur emploi pourrait donc être réservé à certaines situations particulières, juste avant manger ou comme appoint dans la journée pour corriger rapidement une glycémie soudain trop élevée.
 
La prise d'hormone par voie orale, vieux rêve des patients diabétiques, se heurte encore à un obstacle de taille : l'insuline avalée sous forme de gélule ou de comprimé ne parvient pas à atteindre la circulation sanguine. Elle est en effet en partie dégradée par les enzymes du système digestif et passe difficilement la barrière intestinale. Tout espoir n'est cependant pas perdu. Les chercheurs continuent à expérimenter de nouvelles formes d'insuline qui puissent être avalée par la bouche et exercer son action dans l'organisme. Une préparation d'insuline combinée à une autre molécule (un polymère colloïdal) et abritée dans de minuscules capsules est ainsi actuellement testée sur des rats et des chiens diabétiques.
Enfin, on s'intéresse actuellement à l'insuline administrée par inhalation dans l'arbre respiratoire.



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