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Dépression

Mardi 19 Décembre 2006

Ce dossier a été réalisé en collaboration avec :

Dr Edmond Guillibert, psychiatre à l’hôpital européen Georges Pompidou
Pr Marion Leboyer, professeur de psychiatrie et chercheur à l’unité Inserm U 513 « Neurobiologie et psychiatrie »
Dr Nicole Pelicier, psychiatre à l’hôpital européen Georges Pompidou, membre de l’association Yves Pelicier

Texte rédigé par Corinne Dupuy
  
Apathie, tristesse, angoisse, anxiété, fatigue, épuisement, stress, « déprime », « cafard », spleen, abattement, mélancolie, neurasthénie, lassitude, langueur… la liste est longue de tous les états qui peuvent dégrader l’humeur et diminuer les affects des individus, de façon profonde ou passagère. Pour autant, peut-on toujours parler de « dépression », comme le laisserait penser une certaine dérive verbale actuelle, prompte à dramatiser et à généraliser les difficultés quotidiennes ? À l’inverse, doit-on systématiquement écarter ce diagnostic en méconnaissant tous les « masques » qu’est susceptible de revêtir cette affection polymorphe (pour cette raison, une grande partie des dépressions n’est pas diagnostiquée) ? Une approche complexe pour un syndrome souvent flou dans l’esprit du grand public mais dont les critères diagnostiques, depuis une quinzaine d’années, ont été précisés, et qu’il paraît utile de clarifier tant il touche un nombre considérable de personnes dans toutes les régions du monde et tant il peut avoir de répercussions graves sur leur santé, voire sur leur vie privée et sociale.


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