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Mardi 19 décembre 2006
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Les biomatériaux ont été développés pour préserver l’intégrité et le confort de vie des personnes souffrant de déficiences fonctionnelles graves ou victimes de blessures ou de brûlures. L’objectif de leur développement est de permettre la fabrication de dispositifs d'assistance corporelle capables de suppléer les fonctions des organes lésés. Les biomatériaux recouvrent une grande variété d’applications biomédicales puisqu’ils peuvent être à la fois des matériaux de réparation des lésions tissulaires, des matériaux implantables et être constitutifs de systèmes d’assistance extra corporelle. Ils ne se définissent donc pas par une nature particulière mais par l’usage auquel on les destine : ils regroupent aussi bien des matériaux issus du génie de l’homme (métaux, alliages métalliques, céramiques, matières plastiques) que des matériaux d’origine naturelle (collagène et cellulose), mais aussi des matériaux d’un nouveau type associant un des matériaux précités à une matrice biologique.
La chirurgie réparatrice et celle de la suppléance fonctionnelle constituent le domaine d’application le plus important des biomatériaux. D’autres spécialités médicales recourent également à des outils d’investigation ou d'intervention endoscopique impliquant l'emploi de matériaux appelés aussi à être confrontés au milieu biologique. Cette situation de travail sous contrainte biologique est le dénominateur commun à tous les biomatériaux.
Ces variétés d’applications ont conduit la Conférence de Consensus, réunie à Chester (Grande Bretagne) à l’initiative de la Société européenne des Biomatériaux les 3 et 4 mars 1986, à définir un biomatériau comme : “un matériau non vivant utilisé et conçu pour interagir avec des systèmes biologiques ”.